Le sentiment d’une montage

Le sentiment d’une montage

14 octobre 2015 | PAR le_theatre_de_la_renaissance

Tarkos mastique les mots et les mots deviennent matière, musique, scénographie, sensation, en passant de l’infiniment grand à l’infiniment petit par un joyeux grand écart collectif.
«Tu ne vas pas mettre ta parole dans la bouche qui ne te regarde pas », écrit Tarkos. Sauf si elle en vaut la peine, répond Chloé. Sauf si cette parole est aussi sacrée qu’une montagne. Dans ce cas-ci, il faut la saisir et la répandre.

La comédienne Chloé Bégou, prend la parole de Tarkos, la « grosse parole » et elle la mâche, la chique. Dans sa bouche haute et fine, cette parole devient bouillie d’or, velouté sucré-salé. On rit, on est pris à la gorge. Elle énumère le corps, de la fleur à la méduse, elle dissèque les choses, de la voiture à la théière. Binôme de cette expédition, les musiciens s’amusent de ces avalanches de mots en leur donnant la réplique, en les faisant danser. C’est autour d’un projet de théâtre musical que se réunissent en 2011 cinq jeunes artistes. La création de Bakakaï, fable musicale tirée d’une nouvelle de Gombrowicz, remarqué la saison dernière au Théâtre de la Croix-Rousse, incite ces jeunes artistes à poursuivre leur aventure.

Dans Le Sentiment d’une montagne, ils vous emmènent sur les chemins escarpés de l’imaginaire pour y retrouver des amis, le voisin d’à côté, des éléments de votre quotidien comme votre voiture ou des sentiments intimes comme votre peur de la mort, vous y vivrez de folles excursions et vous finirez par vous dire que finalement, « on n’est pas malheureux, on mange ».

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