AFRICAMAN ORIGINAL – à la Ferme du Buisson

AFRICAMAN ORIGINAL – à la Ferme du Buisson

13 mars 2017 | PAR Rotenberg-Sophie

Performeur hors norme, Qudus Onikeku partage les pas et les paroles d’une culture reçue en héritage. Il danse la musique contestataire et survoltée du grand Fela Kuti, son pair Nigérian et père de l’afrobeat, mélange de funk, jazz, soul et rythmes africains. Il danse les images d’archives des seventies libératrices, retravaillées en direct par le vidéaste Isaac Lartey. Il danse les mots aussi, pour nous raconter. Et nous fait entrer avec lui et avec liesse, sur scène, dans la danse de l’histoire.

Une histoire sur les traces du peuple Yoruba dont la dispersion par la traite négrière en Afrique, au Brésil ou aux États-Unis a essaimé un mouvement, un style purement africain. Une histoire qui est sienne aussi, exilé depuis une dizaine d’années en France, l’homme entrelace dans son geste les danses traditionnelles nigériennes, la capoeira, le hip-hop et l’acrobatie.

Certains l’ont peut-être vu à la Ferme en 2013 dans le cadre de Hors Saison avec STILL/Life – solo créé en collaboration avec Damien Jalet pour les Sujets à Vif du Festival d’Avignon 2011. Interprète pour Sidi Larbi Cherkaoui, Jean-Claude Gallota ou Boris Charmatz, le nomade Qudus Onikeku parcourt les terres chorégraphiques.

Notre beauté fixe – Inédits
MA MERE L’ALGERIE – à la Ferme du Buisson
Rotenberg-Sophie