Cinema

Wild Bill, la critique: le meilleur du cinéma anglais entre drame social et comédie de gangsters

13 septembre 2012 | PAR Gilles Herail

[rating=4]

A mi chemin entre un Ken Loach modernisé et l’irlandais Bons Baisers de Bruges, Wild Bill trouve l’équilibre parfait entre film de genre à la Tarantino et la dramédie sociale. Une nouvelle réussite majeure du cinéma britannique contemporain après l’étonnant Attack the Block.

Après la découverte du très British Hotel Marigold, Wild Bill va peut être permettre aux spectateurs français de découvrir une autre facette du cinéma d’outre Manche. Film d’auteur à vocation populaire, le premier film de Dexter Fletcher sait digérer ses influences tout en trouvant sa tonalité propre. Le réalisateur insuffle de l’optimisme et du plaisir dans son faux film de gangster qui parle en réalité de famille et de rédemption au coeur de l’est londonien défavorisé. A la fois drôle et émouvant, jamais trop gris, Wild Bill réconcilie les amateurs de films de genre, de Ken Loach et d’Intouchables.

A sa manière une forme de feel good movie, le film pourra décontenancer les fervents défenseurs du misérabilisme social où tout doit inconditionnellment mal finir. Malgré cette envie de rester grand public, Wild Bill garde une véritable patte de film indépendant avec un soin particulier porté à la mise en scène et la photo. Charlie Creed Miles est épatant et le jeune Will Poulter une révélation d’intensité. La musique réserve des morceaux imparables et un parfait mélange de styles et d’influences. Du très bon cinéma!

Wild Bill, un film anglais de Dexter Fletcher avec Charlie Creed Miles, Will Poulter et Olivia Williams, 98 minutes

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Gilles Herail

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