Cinema

Wendy and Lucy, au cinéma

08 avril 2009 | PAR La Rédaction

190645161Des trains de marchandises à l’arrêt. Une fille, Wendy, et son chien, Lucy, avancent dans la nature, au bord d’un fleuve. Beau travelling, simple, peut-être un peu long. Ce sera le seul moment de bonheur du film. En route vers l’Alaska, en quête d’une vie nouvelle, d’un job, d’autre chose, Wendy (Michelle Williams) tombe en panne dans un bled de l’Oregon. Tentant de voler un peu de nourriture pour Lucy, elle se fait arrêter par un vendeur zélé, et perd Lucy. Comment reprendre la route sans voiture, sans argent, et sans le seul être aimé, Lucy ?

Road-movie à l’arrêt, Wendy & Lucy retrouve le grain des films des années 70 (on pense évidemment à Wanda, de Barbara Loden), et accroît ainsi le sentiment d’exclusion par rapport au temps et à la société, de son personnage principal. Wendy, mince, fragile, reste forte dans sa solitude, qui devient absolue avec la perte de Lucy. A la fois naïve et méfiante face au puritanisme des uns et à la trop rare gentillesse des autres (le gardien du parking, ange gardien avec ses faibles moyens), Wendy ne veut rien demander, ni remercier, comme si elle savait trop bien ce qu’il en coûte d’être redevable.

Avec son troisième film, Kelly Reichardt, réalisatrice de Old Joy (2007), offre un film minimaliste, qui laisse un peu sur sa faim, mais qui est pourtant très bien écrit, complexe dans sa composition, avec de très beaux plans du visage de Michelle Williams. Un portrait de femme troublant, qui donne à la crise économique une dimension métaphysique.

Laurent Deburge

Wendy & Lucy, de Kelly Reichardt. Avec Michelle Williams, Will Patton, John Robinson, Will Oldham. Etats-Unis, 2008. 1 h 20. Sortie le 8 avril.

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