Cinema
Viva l’Algérie à Paris, la programmation continue

Viva l’Algérie à Paris, la programmation continue

22 octobre 2012 | PAR Charlotte Bonnasse

La 7e édition du Festival des cultures d’Islam qui s’est déroulée du 12 au 22 septembre a choisi pour thème « Viva l’Algérie à Paris ». Les festivités se prolongent jusqu’à fin janvier pour célébrer en beauté cinquante ans d’indépendance : la programmation affiche maintenant quelques très belles pièces de cinéma qui reviennent toutes sur les facettes d’une histoire singulière, de façon très poignante. Tous les films sont en entrée libre.

Jeudi 25 octobre, on pourra assister à la projection du magnifique film Vivre au Paradis (1997) une fiction de Bourlem Guerdjou évoquant la guerre d’Algérie : un homme se bat pour faire survivre sa famille, et n’hésite pas à le faire aux dépens de ses frères algériens. La séance sera suivie d’un débat en présence du réalisateur, animé par Nadia Meflah, critique de cinéma, programmatrice du FIDEL (Festival Images de la Diversité et de l’Egalité). A noter que la projection fait écho à « Vies d’exil, des algériens en France pendant la guerre d’Algérie » à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration. Jeudi 25 octobre, 19h, entrée libre.

Dans un tout autre registre, Barbès Blues, projeté samedi 27 octobre à 12h, donne la parole à six algériens, habitants de la Goutte d’Or. Ils racontent l’époque des cafés à Barbès où les artistes, musiciens et habitants de toutes nationalités et toutes générations confondues se rassemblaient autour de la musique algérienne. La figure de Cheikha Remitti revient bien souvent. Samedi 27 octobre à 12h, projeté ensuite chaque samedi dès 15h au Café de l’Institut des cultures d’Islam.

Vendredi 2 novembre à partir de 19h, deux films sont consacrés à Frantz Fanon, le psychiatre et essayiste français, martiniquais et algérien qui n’a cessé de questionner et de chercher à guérir les victimes de la colonisation, en posant et reposant la question « comment guérir le colonisé de son aliénation? ». Dans Où est Fanon de Yacine Hirèche, le réalisateur retourne dans l’hôpital où Frantz Fanon a exercé et retrouve un patient admis en « cure libre » en 1963. Le second film, Aliénations, prend aussi le chemin de l’hôpital, pour effectuer une plongée réaliste dans le quotidien des médecins du service psychiatrique d’un hôpital de Constantine. On y suit les malades et leurs familles, miroir des souffrances que peuvent vivre aujourd’hui les algériens.

Visuel : Vivre au Paradis de Bourlem Guerdjou.

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Charlotte Bonnasse

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