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Les meilleures séries à regarder confinés

Les meilleures séries à regarder confinés

06 avril 2020 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Une fois confinés, le binge watching n’est plus un pêché et l’univers chronophage des séries s’offre à vous. Nos conseils vont tenter de vous aider à joindre l’utile à agréable et à apprendre plein de choses…

Les Séries de la Rédaction : 

Dans mes choix préférés du moment, la mini-série un peu noire de Arte Amour fou est assez prenante. Attention ambiance thriller un peu claustro bien de saison (lire notre chronique). Absolument haletante, assez juste sur les querelles de l’ère Macron, même si le Coronavirus n’a pas été prévu, la saison 3 de Baron noir ne se lâche pas sur Canal + : un modèle d’écriture et de jeu où François Morel en Mélanchon force le respect. Enfin, d’une ville à l’autre et d’une menace à l’autre, l’idée de regarder Al Pacino en chasseur de nazis dans le New-York des années 1970 pendant que Paris est confiné comme pendant l’occupation m’a tenue tout le premier week-end à la maison. Hunters sur Amazon Prime se regarde pour ses images psychés, malgré ses lourdeurs de scénario (lire notre chronique). Mystérieux et sublimement filmés, les Tales from the Loop, de Nathaniel Halpern, qui ont débarqué sur Amazon Prime le 3 avril s’inspirent des peintures d’un artiste suédois, Simon Stålenhag, pour livrer un récit fragmenté qui brise la ligne des temps dans un petit village de l’Ohio à travers un fantastique scientifique assez classique. Enfin, extrêmement bien documentée, la série danoise Dos au mur de Jeppe Gjervig Gram, fait entrer dans les réseaux de la drogue et leur traque, à travers trois personnages phares dans un Copenhague pas du tout touristique. Une série vraiment intelligente disponible jusqu’au 13 mai sur arte (lire notre critique) Yaël Hirsch. 

En ces temps de confinement, pourquoi ne pas se replonger (à condition de ne pas être claustrophobe !) dans la série des années 60, le mythique Prisonnier de Patrick McGoohan ?
Venant de démissionner brusquement, un agent secret britannique est gazé puis enlevé par un mystérieux groupe. À son réveil, il se retrouve au « Village » et devient le Numéro 6. Il découvre rapidement que la petite communauté en apparence paisible est en fait sa prison. Constamment épié à la manière de Big Brother, il tente toujours de s’évader comme Sisyphe veut pousser son rocher. La série a notamment donné ces répliques cultes : le « Bonjour chez vous ! » dit par les autres habitants en guise de salut et surtout le récurrent « Je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre ! » scandé par le héros. 
Et si l’on préfère des séries plus tranquilles à regarder en famille, il y a Ma sorcière Bien Aimée. Comment ne pas tomber sous le charme d’Elizabeth Montgomery dans le rôle de l’adorable Samantha Stephens ?
Et parmi les trésors de l’INA, on peut également trouver La Demoiselle d’Avignon et le délicieux accent kurlandais de Marthe Keller ou bien l’adorable petite bouille de Mehdi El Glaoui dans Belle et Sébastien. Hortense Milléquant.

Les circonstances actuelles paraissent être un moment propice pour une petite réflexion sur l’esprit humain. Pour cela, rien de mieux que Westworld, série HBO dont la troisième saison sort depuis lundi. De quoi passer quelques heures à réfléchir à notre condition d’être vivant, et notre rapport avec la technologie, en se plongeant dans ce « parc d’attraction » où les visiteurs peuvent céder à toutes leurs pulsions (sexuelles ou meurtrières), en se défoulant sur des robots identiques à nous. Après une première saison spectaculaire, et une deuxième saison un peu moins claire, la saison trois sera, espérons-le, le moyen de répondre à toutes nos interrogations. Sinon, le confinement à domicile peut être l’occasion de redécouvrir la série Sherlock, petit bijou de la BBC en 4 saisons de 3 épisodes. Après vous être plongés dans la tête du plus célèbre détective (et sociopathe ?) d’Angleterre, vous serez à même de repérer les moindres petits détails de votre logement. Le plus : le duo Freeman/Cumberbatch, brillant et juste. Enfin, face à la distanciation physique imposée par la crise sanitaire que nous traversons, pourquoi ne pas compenser en regardant Sense8, où la distance physique n’empêche en aucun cas la proximité spirituelle et intellectuelle. Une magnifique réflexion sur les rapports humains, l’acceptation et la tolérance. Clémence Varène.

En mode plaisir coupable, j’ai totalement bingwatché Les filles du téléphone. Cette histoire d’émancipation féminisme dans l’Espagne des années 20 à 40 mêle passions, amour, trahisons et militantisme. A voir en VO sous-titré évidement ! Autre grand coup de cœur, Unorthodox, la mini série inspirée de la vie de  Deborah Feldman. est  réalisée par Anna Winger (en) et Alexa Karolinski (en) et diffusée depuis 26 mars 2020 sur Netflix. Elle raconte comment Esther Shapiro va s’extraire du monde dans lequel elle a grandi, les monde Hassidique de New-York, une communauté juive à part qui rejette toute modernité. Enfin, entre kitsch, arnaque et polar, Freud vaut son petit coup d’œil, vous n’y apprendrez rien sur la psychanalyse, mais si comme moi vous adoriez Buffy en son temps, vous allez kiffer tout ce faux sang ! Amelie Blaustein Niddam

visuel : Tales from the Loop (c) Amazon Prime 

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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