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Bilan plus que positif pour Séries Mania

Bilan plus que positif pour Séries Mania

01 mai 2014 | PAR Enora Le Goff

Hier, mercredi s’est déroulée la cérémonie de clôture du Festival Séries Mania, l’occasion de revenir sur trois séries que nous avons vues et sur le palmarès du festival!

Belle surprise dans un cadre historique, Peaky Blinders nous révèle les dessous de la ville de Birmingham dans les années 1920. La ville est contrôlée par différents gangs, dont les Peaky Blinders (surnommés ainsi à cause des lames de rasoir cachées dans leur casquette) qui excellent dans les trucages de courses hippiques. Ce gang dont le chef est magistralement interprété par Cillian Murphy va se retrouver confronté à un nouvel inspecteur (Sam Neil), honoré de nombreuses victoires contre l’IRA irlandaise et qui n’a pour seul but que de nettoyer la ville des différentes influences des gangs. Peaky Blinders impressionne par de nombreux aspects, le portrait qui est fait de la ville et de l’époque est extrêmement réussi, l’histoire y a son importance, notamment avec les nombreux traumatismes que les hommes gardent de la Première Guerre mondiale. De plus le duel entre les deux hommes dépasse la simple opposition pour s’aventurer vers des conflits identitaires et culturels. Et finalement la mise en scène est magnifique, extrêmement soignée et rythmée par la musique rock, de nombreux titres ayant été crées par le très célèbre Nick Cave.

La série empreinte (comme il se doit au Royaume-Uni) d’une tonalité sociale offre la part belle aux rôles féminins. Dans ce monde de brutes gouverné officiellement par les hommes ces dernières influencent clairement tous les rapports, leurs personnages sont extrêmement complexes et bien travaillés. Mais c’est véritablement le personne principal, celui de Thomas Shelby qui est le plus impressionnant, le jeune homme plutôt que de tout régler dans la violence comme le font ses congénères progresse et installe son pouvoir comme un stratège, pion par pion il gagne doucement mais surement sa place dans l’échiquier.

[rating=5]

Mardi étaient diffusés les deux premiers épisodes de Believe série américaine créée par Alfonso Cuaron (réalisateur de Gravity), qui narre la vie tumultueuse de Bo, jeune fille de 10 ans traquée depuis sa naissance car dotée de pouvoirs paranormaux. Protégée par un homme venant de sortir de prison ils doivent tous les deux traverser les Etats-Unis tout en essayant de rester en vie. Annoncée comme l’une des séries de l’année, produite par J.J. Abrams, Believe déçoit quelque peu. En effet les deux premiers épisodes se résument à une traque sans fin, constante, dans un style visuel très ‘film d’action américain sans véritable fond’… En 1h30 de diffusion aucun enjeu n’est véritablement mis en place et les personnages restent vagues, peu construits… Seul point (très) positif de ces deux épisodes, l’interprétation de Johnny Sequoyah donne vie à la craquante, hilarante et touchante Bo, qui du haut de ses 10 ans est sans aucun doute le personnage le plus vivant (peut-être même le seul) de la série!

[rating=1]

Enfin mercredi juste avant la cérémonie de clôture était diffusé le dernier marathon du Festival, l’intégral de la saison 1 de Doll & Em, 6 épisodes de 20 minutes chacun qui racontent le quotidien de deux amies Dolly et Emily, inséparables dans la vie comme à l’écran. La série raconte d’une manière touchante et drôle leur histoire, l’une devenant l’assistante de l’autre, comment amitié et travail peuvent (ou non) être compatibles, entre fiction et réalité Doll & Em livre un portrait troublant d’une amitié féminine hors du commun. Véritablement touchant!

[rating=3]

La cérémonie de clôture s’est faite avec la présentation de la très attendue Gomorra, inspirée du best-seller de Roberto Saviano. Juste avant cette diffusion ont été attribués les différents prix du festival : le prix du public a ainsi été décerné à la mini-série anglaise Southcliffe, le prix de la critique internationale a nommé Ainsi soient-ils meilleure série française, et la série Woman, production japonaise a reçu le prix de la meilleure série internationale par un jury de blogueurs.

Ce que le festival retient de cette édition c’est le nombre grandissant de spectateurs, près de 18 500 sur une semaine, c’est 23% de plus que l’année dernière, assurant ainsi un avenir certain à la sérialité de qualité!

Visuels (c) : images des séries

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Enora Le Goff

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