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Séance spéciale- Festival Premiers Plans d’Angers- Fabio Grassadonia et Antonio Piazza revisite le film de fantômes avec Sicilian Ghost Story

Séance spéciale- Festival Premiers Plans d’Angers- Fabio Grassadonia et Antonio Piazza revisite le film de fantômes avec Sicilian Ghost Story

17 janvier 2018 | PAR Pierre Descamps

Présenté à l’édition 2017 de la semaine de la critique à Cannes, ce film contemplatif nous raconte l’histoire d’un jeune homme enlevé par la mafia et la quête d’une jeune fille pour le retrouver. Un second film très réussi qui mêle fantastique et film noir malgré quelques longueurs parfois superflues dans le récit.

Dans un village sicilien aux contrées d’une forêt, un jeune homme disparaît brutalement du jour au lendemain. Les adultes nient sa disparation mais sa copine Luna souhaite le retrouver…
Face aux exactions de la mafia, cette jeune fille refuse de fermer les yeux et de réagir comme les adultes qui nient la réalité où qui ne veulent pas la voir.

Voyage au fond des bois

Face à un amour naissant, la quête initiatique de la jeune fille est de le retrouver.
Le film mélange donc romance, fantastique et film noir mais sans jamais rentrer dans un genre spécifique qui écrase le film. Les réalisateurs prennent le temps de filmer et de créer une atmosphère mystérieuse, ce qui est appréciable car on voyage dans la quête poétique et noire de Lula. En filmant l’invisible de manière organique, les réalisateurs lient le drame aux émotions par le biais de scènes symboliques et psychiques très fortes.

Un film noir,fantastique et contemplatif

La première partie du film est assez extraordinaire car les plans sont magnifiques et dans ces mystérieux bois naît un conte étrange. Concernant le style, on pense forcément à Terrence Malick dès qu’il s’agit de filmer le contemplatif ou au récent Ghost Story (nom semblable et une manière similaire de traiter les fantômes cinématographiquement) de David Lowery Mais le film contrairement à ses inspirations s’appuie sur un scénario solide classique et à raconter un récit fantastique en premier plan et en mettant les questionnements philosophiques en arrière plan.
Sur certaines scènes avec musique pop qui donne un rythme au film, on pense aussi à une inspiration de Donnie Darko de Richard Kelly, certains plans sont filmés de manière similaire.

Ces quelques références en main, le film est néanmoins unique car il réussit son pari de mélanger les genres, de développer un récit prenant et d’arriver à captiver le spectateur pendant une bonne partie du récit.
Quelques maladresses font irruption dans la fin de seconde moitié du film car il est toujours difficile de tenir un film contemplatif sans superflus sur la longueur, quelques plans ne sont pas forcément utiles.

La quête de l’Homme envers son état de nature

On retiendra de la part des réalisateurs ce mélange des genres mais aussi la façon de filmer son microcosme naturel avec les forêts et les lacs qui dépassent l’homme et qui proviennent de l’état de nature. L’être humain est constamment en quête entre son environnement social et son état de nature, il doit trouver l’équilibre pour combattre les injustices auxquels il fait fasse. Le film nous montre symboliquement cette quête tout en témoigné du passé glaçant de la Mafia en Italie.

Réalisateurs Fabio Grassadonia et Antonio Piazza
Avec Julia Jedlikowska, Gaetano Fernandez, Corinne Musallari
Durée 2H02

Crédit Images
©Affiche film

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Pierre Descamps

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