Cinema

Paris Cinéma lève le voile sur sa programmation 2012

09 juin 2012 | PAR Ariane Kupferman Sutthavong

Politiques, journalistes et personnalités du spectacle se pressaient hier à l’Hôtel de Ville pour y découvrir la programmation de Paris Cinéma (29 juin au 10 juillet). Pour ses dix ans, le festival a vu les choses en grand : compétition internationale et avant-premières prometteuses comme toujours, mais aussi un cycle mettant Hong Kong à l’honneur. La présidente Charlotte Rampling en a profité pour saluer le cinéaste italien Ettore Scola, décoré de la médaille Grand Vermeil de la Ville de Paris par son maire, Bertrand Delanoë. Une exposition inédite dédiée au travail de caricaturiste du réalisateur est présentée, jusqu’au 28 juillet, à la Galerie Christine Houard.

Paris Cinéma, c’est un peu le petit frère du Festival de Cannes. Et pour cause : il diffuse, en avant-première, un certain nombre de films passés sur la Croisette. Lawrence Anyways de Xavier Dolan (lire notre critique), les très applaudis Holy Motors de Leos Carax (voir ici), The We And The I de Michel Gondry et La Chasse de Thomas Vinterberg (chroniqué ici)… La palme, Amour de Haneke (lire notre critique) ou encore Confession d’un Enfant du Siècle de Sylvie Vehreyde et quelques autres se  croiseront à nouveau dans la capitale. Les cinéphiles parisiens auront ainsi l’occasion d’évacuer leur frustration en visionnant ces films dont on les a bassinés deux semaines durant… Parmi ces avant-premières, on attend également Trois Soeurs, réalisé par Milagros Mumenthaler, le Dark Horse de Todds Solondz et le dernier film de Johnnie To, invité d’honneur du festival, La Vie Sans Principe. Beau programme !

Mais ce n’est pas tout ! Paris Cinéma est en premier lieu une compétition internationale de films, réunissant dans sa sélection, huit longs-métrages.  On y retrouve des drames humains, comme A Simple Life d’Ann Hui, doux et amer, touchant et drôle ou encore Historias, le premier film de Julia Murat qui mêle documentaire et fiction avec beaucoup de délicatesse. Plus glaçant, The King of Pigs de Yeun Sang-ho est un film d’animation traitant de la violence des relations humaines. Le film engagé ou politique n’est toutefois pas en reste, représenté cette année par Rebelle de Kim Nguyen et Our Homeland de Yang Younghi qui retrace la mise sous surveillance d’un homme rentré au Japon se faire soigner d’un cancer après vingt-cinq ans passés à Pyongyang. Avec Just The Wind, Bence Fliegauf signe, lui, une oeuvre inquiétante aux allures de film d’horreur engagé allant de pair avec le thriller Beyond The Hills d’Emin Alper. Enfin, Tabou, le très attendu et prometteur film Miguel Gomes est une réflexion sur le passé colonial et ses fantômes.

Un festival de cinéma serait toutefois  incomplet sans sa série d’hommages.  Paris Cinéma ressort donc, sur copies neuves ou restaurées, une dizaine de chefs-d’oeuvre du septième art dont Monsieur Verdoux de Chaplin, Pulsions de Brian de Palma ou La Servante de Kim Ki-Young. On continue de réviser ses classiques avec Le Quai des Brumes de Carmé, Gloria de Cassavetes ou encore La Garçonnière de Billy Wilder. Quinze films de Raoul Ruiz seront également projetés en commémoration du réalisateur franco-chilien décédé l’année dernière. Cependant, un des temps forts de la programmation de cette année reste la rétrospective de l’oeuvre d’Olivier Assayas, en présence de ce dernier.

Enfin, Paris Cinéma fête ses dix ans et met en avant le cinéma hongkongais de son âge d’or des années cinquante à nos jours, en passant bien évidemment par la « Nouvelle Vague » chinoise. Une occasion de découvrir ou de revivre la richesse de ce cinéma venu de loin. Et quel meilleur parrain pour nous guider dans cette épopée que le cinéaste Johnnie To? Le réalisateur de The Mission et de Running Out Of Time, invité du festival, y présentera également son dernier film. Mais dix ans de festival, c’est aussi dix palmarès. Paris Cinéma projettera les neuf oeuvres lauréates des précédentes éditions. This Is England de Shane Meadows ou La Guerre Est Déclarée de Valérie Donzelli repasseront donc au cinéma – et ce, pour notre plus grand plaisir. Que les festivités commencent ! Patience, il faut attendre le 29 juin pour cela…

Pour obtenir plus de renseignements pratiques (lieux, horaires, tarifs), consultez le Site Officiel du Festival Paris Cinéma.

Visuels : (c) Affiches Officielles.

 

Allmen et le diamant rose : Martin Suter récidive avec goût dans le polar
Ici Bas : le drame spirituel sur fond maquisard de Jean-Pierre Denis est disponible en dvd
Ariane Kupferman Sutthavong

3 thoughts on “Paris Cinéma lève le voile sur sa programmation 2012”

Commentaire(s)

    Publier un commentaire

    Votre adresse email ne sera pas publiée.

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


    Soutenez Toute La Culture