Cinema
Où est donc passé Harold (Ramis) ? On dirait qu’il est mort

Où est donc passé Harold (Ramis) ? On dirait qu’il est mort

25 février 2014 | PAR Geoffrey Nabavian

Mais où est-il, bon sang ? On a besoin maintenant –et pour longtemps encore- de ses comédies féroces et imaginatives, qui ont notamment influencé Judd Apatow. Vite, aidez-nous à le trouver. En espérant qu’il ne soit pas trop tard… Mince, il est trop tard.

Est-ce qu’il ne serait pas piégé dans une journée à répétition en compagnie d’une marmotte ? et de préférence, dans une petite ville enneigée nommée Punxsutawney, avec un agent d’assurance infernal, en plein Jour des… Marmottes ? Non, ce n’est pas lui, c’est Bill Murray. Remplacé par un clone ? Non, là, c’est Michael Keaton. Parti soigner une dépression digne d’un parrain de la mafia ? Eh non, c’est Robert De Niro. A la poursuite de son âme, vendue au diable contre sept vœux maléfiques ? Toujours pas, c’est Brendan Fraser. En train de commettre un cambriolage ? Non, là ils sont deux : John Cusack et Billy Bob Thornton. Reparti à la préhistoire ? Là-bas, il n’y a que Jack Black et Michael Cera… Ah mais non ! il est parti chasser les fantômes ! Vite, rendez-vous à l’hôtel, comme dans le film. En entrant, on croise justement un… fantôme. Tiens, bonjour Harold…

Vous l’aurez compris, le réalisateur américain Harold Ramis, formé à l’improvisation à Chicago, avec la troupe Second City –qui vit passer Bill Murray, John Belushi ou Mike Myers– est mort hier à 69 ans. Pourquoi rigole-t-on alors ? Mais parce qu’il n’a signé que des comédies, et excellentes en plus ! Rendons-lui donc hommage, et courons revoir, dans l’ordre, Un jour sans fin, succès planétaire sorti en 1993, Mes doubles, ma femme et moi (1996), Mafia blues, autre succès monumental de 1999, Endiablé (2000), Faux amis (2006) et L’An 1 : des débuts difficiles (2010). Et si vous voulez le voir en tant qu’acteur, S.O.S. Fantômes, troisième succès mondial réalisé en 1984 par Ivan Reitman. Du rire pas bête, avec de vrais personnages et une vraie réalisation. Connaisseurs de son œuvre, vous êtes toujours tristes ? Allez, pensez aux suicides à répétition de Bill Murray dans Un jour sans fin… Bah voilà. Mieux vaut en rire.

Visuels: affiches de Un jour sans fin / Mes doubles ma femme et moi / Mafia blues / Endiablé / Faux amis / L’an 1

Visuel : photo de SOS fantômes. A droite: Harold Ramis.

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Geoffrey Nabavian
Parallèlement à ses études littéraires : prépa Lettres (hypokhâgne et khâgne) / Master 2 de Littératures françaises à Paris IV-Sorbonne, avec Mention Bien, Geoffrey Nabavian a suivi des formations dans la culture et l’art. Quatre ans de formation de comédien (Conservatoires, Cours Florent, stages avec Célie Pauthe, François Verret, Stanislas Nordey, Sandrine Lanno) ; stage avec Geneviève Dichamp et le Théâtre A. Dumas de Saint-Germain (rédacteur, aide programmation et relations extérieures) ; stage avec la compagnie théâtrale Ultima Chamada (Paris) : assistant mise en scène (Pour un oui ou pour un non, création 2013), chargé de communication et de production internationale. Il a rédigé deux mémoires, l'un sur la violence des spectacles à succès lors des Festivals d'Avignon 2010 à 2012, l'autre sur les adaptations anti-cinématographiques de textes littéraires français tournées par Danièle Huillet et Jean-Marie Straub. Il écrit désormais comme journaliste sur le théâtre contemporain et le cinéma, avec un goût pour faire découvrir des artistes moins connus du grand public. A ce titre, il couvre les festivals de Cannes, d'Avignon, et aussi l'Etrange Festival, les Francophonies en Limousin, l'Arras Film Festival. CONTACT : [email protected] / https://twitter.com/geoffreynabavia

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