Cinema
Oh my God! une comédie romantique réussie autour de l’invention du godemiché

Oh my God! une comédie romantique réussie autour de l’invention du godemiché

09 décembre 2011 | PAR Yaël Hirsch

Issu d’une histoire vraie, le troisième long-métrage de Tanya Wexler nous plonge au cœur de la médecine et de la condition féminine de l’Angleterre Victorienne. Autour d’une Maggie Gyllenhaal habitée et d’un Hugh Dancy irrésistible, c’est avec légèreté que la réalisatrice choisit de traiter ce sujet très sérieux qu’est le plaisir (et le désir) féminin. En costumes, enlevé et pétillant. Sortie le 14 décembre 2011.

Londres, années 1880. le jeune et idéaliste Mortimer Granville (Hugh Dancy) se résout à travailler dans le cabinet privé du docteur Darlymple (Jonathan Pryce) , après avoir été renvoyé de tous les hôpitaux pour des idées trop avant-gardistes sur l’hygiène. Or ce bon vieux docteur s’épuise à soigner … les femmes de Londres.  Mélancoliques, malades de nerfs, et cantatrices déprimées se bousculent à son portillon pour recevoir un traitement considéré alors très médical et se passant entre leurs jambes et derrière un rideau. Avec sa bonne mine et sa belle allure, le jeune Mortimer décuple encore la clientèle de son nouveau patron. Mais il s’épuise et ses crampes aux mains deviennent handicapantes. Amoureux d’une des deux filles du Dr Dalrymple (Felicity Jones), il  se penche sur les nouvelles technologies et donc l’électricité et trouve un moyen ingénieux de reposer sa main et de contenter ces dames: c’est l’invention du Godemiché. Parallèlement, la sœur de sa promise (Maggie Gyllenhaal) est une féministe assez hystérique et très impliquée dans un asile social qu’elle dirige, elle demande de plus en plus souvent de l’aide à Mortimer pour soigner ses protégés.

Impertinent, drôle, enlevé et jamais grave ou prétentieux, « Oh my God!' » a trouvé la recette magique du rythme juste. Les personnages théâtraux engoncés dans leurs habits victoriens nous font néanmoins sourire et rire avec constance, si bien que les grandes idées du film sur la condition féminine passent avec souplesse. Cette  comédie romantique agrémentée d’un véritable contenu historique et portée par des comédiens attachants est un vrai moment de bonheur. Et  la cerise sur la gâteau est évidemment Rupert Everett en dandy homosexuel et inventeur fou. A voir sans modération pendant les fêtes.

 

Oh my God! de Tanya Wexler, avec Maggie Gyllenhaal, Hugh Dancy, Jonathan Pryce, Felicity Jones et Rupert Everett. USA, 2011, 1h39. Sortie le 14 décembre 2011.

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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