Cinema

Nowhere Boy, un John Lennon adolescent, formel mais sincère

08 novembre 2010 | PAR Coline Crance

Nowhere Boy est un premier film de Sam Taylor-Wood. A l’heure du vingtième anniversaire de sa mort le 8 décembre prochain, il fallait une certaine audace pour se plonger dans la vie de John Lennon et trouver un angle original et sincère après le fameux Backbeat. Parfois inégal, Sam Taylor réalise néanmoins un film honnête et émouvant sur un John Lennon, adolescent, bien avant de rencontrer le succès avec les Beatles. Le film sort en salle le jour de l’anniversaire de la mort de John Lennon , le 8 décembre 2010. Avec : Aaron Johnson, Anne Marie Duff, Kristin Scott-Thomas. Durée : 1h38

Depuis l’âge de cinq le petit John vit avec sa tante « Mimi ». Il ne connaît ni sa mère ni son père qui l’ont abandonné. A 17 ans, jeune homme, perturbé et hanté par la mort, il renoue avec cette mère un peu bohème lors de l’enterrement de son oncle chéri, George qui incarne le modèle opposé de cette vieille tante rigide « Mimi », adorée et haïe. Avec sa mère, il découvre le rock’n roll , la liberté et l’insolence de sa jeunesse. L’enfance et l’adolescence de John Lennon sont donc marquées par l’amour, la mort et l’influence de ces deux femmes dont l’une sa propre mère, bien trop fragile, qu’il aura à peine le temps de connaître mais qui nourrira beaucoup son imagination et son œuvre. Cette double influence, cette confrontation de femmes , d’éducations, de milieux sociaux guident le film. Le spectateur s’attendrit et se laisse bercer dans un film qui alterne entre la comédie et le drame… John Lennon passe le plus clair de son temps à imiter Elvis Presley, la rencontre entre lui et le jeune Paul McCarteney fait sourire … Joli  film donc, qui remplit sa fonction de faire revivre l’insouciance, les soucis et les deuils de cette jeune future icône du rock…

Toutefois il peine à se démarquer de son côté « biopic ». Vacillant bien trop souvent vers le mélo, progressant pas à pas vers chaque « étape phare » de l’adolescence de John Lennon, il ennuie dans sa forme face aux possibilités artistiques qu’un tel sujet aurait pu lui offrir. Même si l’émotion est là, ce John Lennon reste un peu trop fade et un peu trop sérieux. Le parcours improbable et la vie unique de cette légende du rock aurait pu largement donner lieu à un film moins sage, à la naissance d’un univers plus fantasmé et se détacher de ce mélo un peu lourd qui porte le film de bout en bout…

Mais bon, entre un rire et une larme, une émotion contre une déception, ce film ne sonne jamais le glas de sa défaite et est sauvé ultimement par la performance de ces trois acteurs : Aaron Johnson, Anne Marie Duff et Kristin Scott-Thomas…!

 

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Coline Crance

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