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« Louloute » de Hubert Viel ouvre les 21e Journées Cinématographiques par une immersion à la ferme

« Louloute » de Hubert Viel ouvre les 21e Journées Cinématographiques par une immersion à la ferme

11 mars 2021 | PAR Yaël Hirsch

Nouveau long-métrage de Hubert Viel, à qui l’on doit Les Filles au Moyen-Âge (2015), Louloute  – qui doit sortir en avril sur nos grands écrans, si tout va bien, ouvre les 21e Journées Cinématographiques qui interrogent en ligne cette année « La Part animale” au cinéma. Comment sont filmés, captés, les animaux ? C’est par le microcosme de la ferme du début des années 1980 que la question est posée…

Les 21e Journées en Ligne

Le dispositif des Journées Cinématographiques retenu cette année permet donc de voir les films en ligne à 20h puis en replay sur 24h sur Festivalscope (billets gratuits) avec un petit mot d’introduction des équipes et des questions à la fin. Il est également possible de les visionner sur Universciné. Un mot modeste et joyeux de Hubert Viel devant la belle affiche des Journées, signée par Lucas Harari (vous pouvez en gagner un exemplaire ici). Puis l’on entre assez vite dans le film.

Retour à la ferme

Une jeune enseignante d’histoire-géo (Erika Sainte) a tendance a rêver dans l’herbe et arriver en retard en cours. Lorsqu’elle tombe sur le petit garçon dont elle était amoureuse enfant, également devenu prof dans son établissement et qu’il la raccompagne en voiture chez elle, elle redevient la fragile et joufflue Louloute (Alice Henri) dans son pyjama à rayures du début des années 1980. Et aussi l’une des quatre enfants-rois d’une ferme en briques dont la maman-princesse est Laure Calamy dans ses jolies fringues fluo. Le père, exploitant de ce paradis – où l’on va chercher les œufs frais et où l’on garde les vaches, même celles qui ne donnent pas de lait – est Bruno Clairefond. Lentement la ferme dérive et les moyens viennent à manquer…

Louloute ou la nostalgie 

Film nostalgique en flash-back qui parle joliment d’une vie de famille à la ferme, Louloute touche par son souci du détail sur les costumes et les accessoires d’époque (mention spéciale au Kiki d’époque, par terre en morceaux, qui fait s’évanouir Louloute adulte). Néanmoins, à part Erika Sainte, qui dégage assez joliment les faiblesses de son personnage sous son blouson de cuir, les acteurs semblent un peu dirigés vers l’excès, même l’excellente Laure Calamy qu’on aime à voir dans le rôle de la mère aimante et vivante, ce qui change de celui de la maîtresse fantasque et généreuse. Un film nostalgique et haut en couleur, donc, à retrouver en ligne jusqu’au 20 mars aux 21e Journées Cinématographiques et nous l’espérons, très prochainement sur grand écran.

Louloute, de Hubert Viel, avec Alice Henri, Laure Calamy, Bruno Clairefond, Erika Sainte, Tandem Films, 2020, 1h27.

visuel : affiche de la projection (c) Tandem/ Journées Cinématographiques

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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