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Les sorties cinéma de la semaine du 31 octobre

Les sorties cinéma de la semaine du 31 octobre

30 octobre 2012 | PAR Charlotte Bonnasse

Le grand écran saura vous rafraîchir les neurones cette semaine. Des arrivées très attendues placées sous le signe d’Halloween nous révèlent d’étonnants thrillers de la peur ou des reprises de films d’horreur des années 30, mais on trouvera aussi du bon cinéma d’auteur international et de la comédie divertissante à souhait, sans compter les rééditions de films cultissimes.

Paranormal Activity 4 (US, 01h35min) de Henry Joost, Ariel Schulman, avec Katie Featherston, Kathryn Newton.

Le quatrième volet de la série des Paranormal Activity tient à garder sa réputation de film d’épouvante au spiritisme forcené : âmes sensibles s’abstenir.

Frankenweenie (US, 01h27min) de Tim Burton, avec Charlie Tahan et Winona Ryder.

Du bon Tim Burton comme on l’aime : après la mort soudaine de Sparky, son chien adoré, le jeune Victor fait appel au pouvoir de la science afin de ramener à la vie celui qui était aussi son meilleur ami. Il lui apporte au passage quelques modifications de son cru … Une fable attendrissante qui fait référence au cinéma d’horreur des années 30, revisité par l’animation stop-motion. Lire notre article.

La Traversée (FR, 01h37min) de Jérôme Cornuau, avec Michaël Youn et Fanny Valette.

Lola a 8 ans quand elle disparaît mystérieusement sur une île d’Ecosse. Ses parents Martin et Sarah, brisés, ne résistent pas au drame et se séparent. Quelques années plus tard, Lola est retrouvée exactement au même endroit, mais ne parle plus. Martin commence à s’interroger…

Looper (US, 01h50min) de Rian Johnson, avec Bruce Willis, Joseph Gordon-Levitt.

Dans un futur proche, la Mafia a mis au point un système infaillible pour faire disparaître tous les témoins gênants. Elle expédie ses victimes dans le passé, à notre époque, où des tueurs d’un genre nouveau (les « Loopers ») les éliminent. Un jour, l’un d’entre eux, Joe, découvre que la victime qu’il doit exécuter n’est autre que… lui-même, avec 20 ans de plus. La machine si bien huilée déraille… Lire notre critique.

Un Plan Parfait (FR, 01h44min) de Pascal Chaumeil, avec Diane Kruger, Dany Boon.

Pour contourner la malédiction qui plane sur tous les premiers mariages de sa famille, Isabelle a une stratégie pour épouser l’homme qu’elle aime : trouver un pigeon, le séduire, l’épouser et divorcer.
Un plan parfait si la cible n’était l’infernal Jean-Yves Berthier, rédacteur pour un guide touristique, qu’elle va suivre du Kilimandjaro à Moscou, pour le meilleur et pour le pire.

Headshot (FR-THAI, 01h45min) de Pen-ek Ratanaruang, avec Nopachai Chaiyanam, Chanokporn Sayoung.

En Thaïlande, Tuc, policier intègre et honnête, refuse les chantages d’un homme politique d’influence et se retrouve accusé d’un crime qu’il n’a pas commis. Désabusé, il rejoint un groupe de tireurs à gages qui punissent tous ceux qui se croient au-dessus des lois. Un thriller haletant et particulièrement violent.

J’enrage de son absence (FR, 01h38min) de Sandrine Bonnaire, avec William Hurt, Alexandra Lamy.

Très beau film au message fort et complexe sur le deuil et la paternité. Après huit ans d’absence Jacques (William Hurt) revient des États-Unis à l’occasion de la mort de son père. Il revoit son ex-épouse, Mado (Alexandra Lamy) qu’il avait quittée après un terrible accident où ils avaient perdu leur fils. Entretemps Mado a refait sa vie, elle a un compagnon, Stéphane (Augustin Legrand) et un fils, Paul (Jalil Mehenni). En rencontrant ce dernier, Jacques a un choc. Le petit garçon devient vite pour lui une obsession. Et un lien secret unit le père en deuil et le fils qui n’a pas connu son frère. Lire notre critique.

Une famille respectable (IR-FR, 01h30min) de Massoud Bakhshi, avec Babak Hamidian, Mehrdad Sedighian.

Arash est un jeune professeur de littérature iranien. Il vit et travaille depuis vingt-deux ans en Occident. Invité à enseigner à l’université de Chiraz en Iran, il retourne dans son pays natal. Mais suite à la disparition de son passeport, Arash est contraint de rester dans le pays. Pris dans une intrigue familiale autour de l’héritage de son père, il voyage à travers l’Iran confronté à l’histoire de son pays et à des enjeux familiaux qui lui échappent. Drame familial, thriller avec des percées documentaires, Massoud Bakhshi ne laisse pas son spectateur souffler. Lire notre critique.

Les Paradis artificiels (BR, 01h36min)  de Marcos Prado, avec Nathalia Dill, Luca Bianchi, Bernardo Melo Barreto.

Au Brésil, Erika et Lara viennent participer et mixer à une immense rave party. Elles vont s’initier aux extases de l’amour et des drogues. Amsterdam, 2 ans plus tard. Nando est sur le point de ramener des drogues de synthèse à Rio. Lors d’une soirée, il rencontre Erika, DJ désormais bien établie. Entre plaisirs éphémères et sensations éternelles, ils ressentent immédiatement une passion qui les dépasse.

N’aie pas peur (ESP, 01h30min) de Montxo Armendariz, avec Lluis Homar, Michelle Jenner.

Sylvia porte en elle un lourd secret qui a brisé son enfance. À 25 ans, elle décide d’affronter son douloureux passé et les êtres qui y sont liés. Présenté au festival Cinespaña en avant-première.

 

Les Enfants de la Nuit (FR, 26min) de Caroline Deruas, avec Yves Donval, Adèle Haenel.

Alors que son père n’est plus, que sa mère a pris le maquis et qu’elle doit s’occuper de son grand-père, la jeune Henriette (Adèle Haenel) s’éprend d’un soldat allemand, aussi francophile que convaincu par le Troisième Reich (le sublime Felix M. Ott, emprunté par Caroline Deruas à Yves-Noël Genod). Un court métrage  fragile et touchant. Lire notre critique.

Lili à la découverte du monde sauvage (SUD-COR, 01h33min) de Oh Seongyun, avec Moon Sori, Yoo Seung-ho.

Lili, petite poule d’élevage, s’enfuit de la ferme pour échapper à sa vie en cage. Protégée par Boiteux, courageux canard sauvage, elle couve son œuf avec amour et une fois celui-ci éclos,
devient la maman adoptive du caneton : Tivert !

Saudade (JAP, 02h47min) de Katsuya Tomita, avec Tsuyoshi Takano, Paweena Deejai.

Seiji travaille sur des chantiers où il rencontre Hosaka qui devient son compagnon de soirées dans les bars en compagnie de jeunes Thaïlandaises. Sur un chantier, ils rencontrent Takeru, membre du collectif hip-hop de la ville. Lors d’une battle de rap, Takeru et son collectif affrontent un groupe de Brésiliens aux origines japonaises. Commence alors une joute entre les deux, sur fond identitaire.

Profession Journaliste (FR, 01h10min) de Julien Després, avec Annie Lacroix-Riz, Julien Després.

Un documentaire qui pose une réflexion sur l’état de la profession de journaliste. Une dénonciation sur fond de précarité et de jeux troubles entre le commerce de l’info et le pouvoir, où tout journalisme d’investigation et d’émancipation se trouve muselé.

Pays Rêvé (FR, 01h25min) de Jihane Chouaib, avec Patric Chiha, Wajdi Mouawad.

Un pays, une génération, cinq voix. Toutes différentes, elles reviennent sur les lieux du Liban qui les ont marquées, et nous parlent : de l’exil et de la guerre, d’un rapport déchiré à l’identité, de leur quête de ce lieu invisible qu’elles portent en elles comme une blessure. Quatre voix très singulières, très intimes aussi, qui s’entrelacent et se font écho, pour faire du film une expérience artistique d’une rare sensibilité. Lire notre critique.

 

Les rééditions de la semaine


Le Carrosse d’Or (IT, 1954, 01h43min) de Jean Renoir, avec Anna Magnani, Odoardo Spadaro.

Rivalités amoureuses sur fond de théâtre dans une colonie espagnole d’Amérique latine, entre des comédiens qui se pâment devant la vedette de la troupe.

Le Quai des Brumes (FR, 01h31min, 1938) de Marcel Carné, avec Jean Gabin, Michel Simon.

L’occasion de revoir le chef d’oeuvre de Carné : le déserteur Jean veut quitter la France, et se rend au Havre. En attendant un bateau, il trouve refuge au bout des quais, dans une baraque qui abrite d’autres marginaux.

American Graffiti (US, 01h50min, 1974) de George Lucas, avec Richard Dreyfuss, Ron Howard.

Film culte sur la jeunesse américaine des années 60! Inspiré de ses dernières années de lycée dans une petite ville de Californie et produit par Francis-Ford Coppola, « American Graffiti » présente une jeunesse qui traîne sur de la super musique rock… Lire notre critique.

2/Duo (JAP, 01h30min, 1997) de Nobuhiro Suwa, avec Yu Eri, Hidetoshi Nishijima.

Yu habite avec Kei, un acteur fauché qui vit à ses crochets. Un jour, Kei propose à Yu de l’épouser. Cette demande inattendue perturbe l’équilibre du couple.

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Charlotte Bonnasse

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