Cinema
Les raisons d’espérer : Tom Dey répond au Forum d’Avignon

Les raisons d’espérer : Tom Dey répond au Forum d’Avignon

15 octobre 2012 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Le Forum d’Avignon a pour objectif d’approfondir les liens entre les mondes de la culture et de l’économie en proposant des pistes de réflexion au niveau international, européen et local. Créé après la ratification de la Convention de l’UNESCO sur la diversité culturelle et soutenu dès l’origine par le Ministère de la Culture et de la Communication, le Forum d’Avignon organise chaque année, avec ses partenaires, des rencontres internationales qui sont l’occasion de débats inédits entre les acteurs de la culture, des industries de la création, de l’économie et des médias. La prochaine édition aura lieu du 15 au 17 novembre.

Pour l’occasion, Toutelaculture partage avec vous le point de vue de femmes et d’hommes du monde de la culture sur un sujet iconoclaste en temps de crise : « Culture : Les raisons d’espérer ».

Le réalisateur américain Tom Dey s’est prêté à l’exercice. Voici ses réponses.

Réinventer la narration

La culture / l’imagination créative vous donne-t-elle une raison d’espérer ?

Absolument. Ce qui me donne de l’espoir est de voir quelqu’un suivre sa passion sans se soucier de la reconnaissance, de l’argent ou des retombées, en particulier lorsque son action enrichit ou élargit ma compréhension de ce qu’est la culture.

Les outils de narration sont devenus beaucoup plus accessibles au public, et cela est représentatif d’un retournement du pouvoir. Toute personne ayant une histoire à raconter et accès à une caméra et un ordinateur peut faire un film.

Qu’est-ce qui l’incarne le mieux ?

Un exemple est le travail du photojournaliste et réalisateur Danfung Dennis, qui a fait un documentaire sur l’Afghanistan appelé Hell and Back again. Ce qu’il a réussi avec une simple caméra Canon 5D et un micro est plus puissant et plus émouvant que la plupart des films de guerre à gros budgets que j’ai vus.

Quelle serait l’initiative personnelle / le projet / l’œuvre qui concrétise votre raison d’espérer ?

Je viens juste de commencer à travailler sur un documentaire sur un groupe de pionniers du mouvement d’intégration en Amérique qui a participé à un programme éducatif expérimental dans les années 1960 appelé A Better Chance. C’est un projet qui me tient à cœur car mon père a eu une large part de responsabilité dans la création de ce programme. Sans les avancées récentes faites dans la technologie des caméras et du montage, ainsi que dans la recherche et les sources disponibles sur le net, je n’aurais pas eu les moyens de faire ce film.

Comment souhaiteriez-vous la transmettre aux générations futures ?

J’ai toujours été attiré par les histoires qui incarnent l’idée de ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise, et j’espère que parmi mes films, il y aura quelque chose à transmettre aux générations futures sur ce thème.

 

 

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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