Cinema

Les César consacrent Un Prophète

01 mars 2010 | PAR Gary Serverian

Sans surprise le Grand prix du jury du  précédent Festival de Cannes a trusté l’essentiel des récompenses.

Nommé dans 13 catégories le film de Jacques Audiard était l’attraction principale de la 35ème cérémonie des César. Si les acteurs d’Un Prophète étaient à l’honneur, puisque Tahar Rahim fût sacré à la fois Meilleur espoir masculin et Meilleur acteur et Niels Arelstrup Meilleur second rôle, le cinéaste empilait, lui aussi, les récompenses. Meilleur Film français de l’année, Meilleur réalisateur, Meilleur scénario (en compagnie de Thomas Bidegain, Abdel Raouf Dafri, Nicolas Peufaillit). En célébrant Un Prophète, l’Académie couronnait une équipe. Du responsable des décors en passant par ceux de la photo ou du montage, tous reçurent un César. Si un personnage féminin de première importance figurait dans le scénario du film de Jacques Audiard, nul doute que l’actrice qui l’aurait interprété serait repartie du Théâtre du Châtelet les mains pleines.

Cette année l’Académie avait choisi d’attribuer le César de la Meilleure actrice à Isabelle Adjani, pour son rôle dans La Journée de la Jupe. Emmanuelle Devos et Mélanie Thierry sont quant à elles reparties avec le trophée de Meilleure actrice de second rôle (A l’Origine) et celui de Meilleur espoir féminin (Le Dernier Pour la Route).

Lors de cette 35ème cérémonie des César, présidée par Marion Cotillard et  animée par le duo Valérie Lemercier / Gad Elmaleh, l’Académie souhaitait rendre hommage à la carrière d’Harrison Ford. L’acteur américain reçut un César d’honneur remis par Sigourney Weaver, qui pour son discours s’exprima en Français. Au niveau des « speechs » prononcés par les lauréats, rien à signaler. Enfin presque… L’équipe d‘Un Prophète, à qui on ne pouvait pas reprocher  son manque d’originalité (compte tenu du nombre des récompenses, il était difficile de se renouveler), insista sur l’aspect collectif du film et sur le rôle essentiel qu’ont joué les figurants. Jacques Audiard tenait par ailleurs a attiré l’attention du public sur le Collectif des cinéastes pour les sans papiers. A noter aussi l’émouvante élocution de Stéphane Brizé, récompensé pour son adaptation (en collaboration avec Florence Vignon) de Mademoiselle Chambon,  et surtout le discours de Niels Arelstrup qui, avec une classe inouïe, rappela que la performance de l’acteur ne faisait qu’accompagner le personnage, créé au préalable par le scénariste et le réalisateur. Dans Un Prophète, l’acteur interprétait le rôle de César Luciani, parrain Corse sans scrupule. Il tenait donc à rendre à César ce qui lui appartient.

Récompensés dans les autres catégories :

Meilleur film étranger: « Gran Torino » de Clint Eastwood

Meilleur premier film: « Les beaux gosses » de Riad Sattouf

Meilleure musique écrite pour un film: Armand Amar (« Le concert »)

Meilleur court métrage: « C’est gratuit pour les filles » de Claire Burger et Maria Amachoukeli

Meilleur son: Pierre Excoffier, Bruno Tarrière, Sélim Azzazi (« Le concert »)

Meilleurs costumes : Catherine Leterrier (« Coco avant Chanel »)

Meilleur film documentaire : « L’enfer d’Henri-Georges Clouzot » de Serge Bromberg et Ruxanda Medrea

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Gary Serverian

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