Cinema
Les 23èmes Rencontres Cinémas d’Amérique Latine de Toulouse s’invitent au Nouveau Latina

Les 23èmes Rencontres Cinémas d’Amérique Latine de Toulouse s’invitent au Nouveau Latina

28 mars 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Le Nouveau Latina, sous les auspices de L’Union Latine et L’ARCALT (Association Rencontres Cinémas d’Amérique Latine de Toulouse) organisent la projection de deux des films primés aux 23èmes Rencontres Cinémas d’Amérique Latine de Toulouse Mardi 29 mars 2011 au cinéma Le Nouveau Latina

Les 23èmes Rencontres des Cinémas d’Amérique Latine de Toulouse  se sont achevées le 27 mars. Elles ont donné une large place au cinéma mexicain, notamment en présentant des œuvres peu vues en Europe. La richesse et la diversité ont  été au programme : « le travail cinématographique de Carlos Carrera, le talent des acteurs Damián Alcázar et Gabino Rodríguez, des films de genre fantastique, des courts métrages … Deux programmations originales feront l’objet d’un temps fort : le ciné-concert autour du film El automóvil gris mis en musique par Maria y José et « Mexico customisé », qui allie cinéma classique, art vidéo et création contemporaine du Mexique. »

Le Nouveau Latina, propose, 48 h aprés les délibérations le visionnage de deux fils primés, tout d’abord à 20h00, Lucia ,    de Niles ATALLAH (Chili, 1h20, 2010) qui a obtenu le prix Spécial du Jury, le prix FIPRESCI et  le prix Découverte de la Critique Française.

Lucía, une jeune femme de Santiago du Chili, partage une maison délabrée avec son père Luis. Elle travaille dans une petite entreprise avec d’autres femmes, en tant que couturière. L’histoire se déroule en décembre 2006, au moment des funérailles en grandes pompes de l’ancien dictateur Pinochet. Niles Atallah reprend un procédé qui lui était cher dans ses courts-métrages (Lucía, Luis y el lobo) : il utilise dans quelques scènes le principe de l’animation, image par image. Ce procédé ouvre des portes oniriques et fantastiques dans la vie de Lucía, reflet d’une génération se construisant avec l’héritage d’un lourd passé, multipliant ainsi les liens entre histoire individuelle et histoire collective d’un pays, où l’indicible se traduit sous forme esthétique.

À 21h45, sera projeté Impunity du cinéaste  Juan José LOZANO et  du journaliste Hollman MORRIS (Colombie/Suisse/France, 1h25, 2010), qui a reçu le prix SIGNIS du documentaire.

« Mon frère jouait avec ses amis au bord de la rivière. Ils ont vu des hommes armés arriver. Ils se sont cachés, mais ils les ont attrapés. Ils ont tranché la tête de mon frère… À la tombée de la nuit, je suis allé le chercher avec ma mère. J’ai pris son corps sur mon épaule et ma mère a pris sa tête ». Nous sommes dans les magnifiques montagnes verdoyantes de Colombie au XXe siècle. En toute impunité, l’AUC, groupe para militaire, terrorise et assassine pour maintenir le pouvoir des grands propriétaires et des multinationales dans la région. Contée par une voix douce mains ferme, l’horreur surgit de l’investigation, contraste avec la beauté des images. Le film révèle ainsi l’abîme au bord duquel se trouve la société colombienne, et au-delà, l’humanité.

 

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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