Cinema
Le cinéma en crise : le cas LTC

Le cinéma en crise : le cas LTC

03 janvier 2012 | PAR Clementine Athanasiadis

LTC c’est Intouchables, Polisse, Rien à déclarer ou encore The Artist. Mais voilà depuis quelques temps rien ne va plus pour cette société historique. Spécialisée dans le tirage de copies de films depuis plus de 70 ans, le laboratoire a été mis en liquidation judiciaire le 15 décembre dernier. Sortie de film retardée, devenir incertain des stocks de pellicules détenus par la filiale de Quinta Industrie et avenir de ses 115 salariés  en suspens… La folle expansion de la numérisation des salles noires  laisse des traces.

 Astérix 4, La vérité si je mens 3 voient leurs sorties en salle retardées et le dessin animé en 3D de Scorsess, Hugo Cabret, a failli connaître le même sort. Les salariés de LTC ont fait entendre leur voix et celle d’une industrie technique qui va mal en faisant grève le 9 décembre dernier. Aujourd’hui, 28 films en post-production dans le laboratoire de l’homme d’affaire Tarak Ben Ammar, doivent trouver nouveaux preneurs pour avoir la chance de se jouer sur nos écrans. Mais certaines œuvres déjà à l’affiche sont également touchées par cette liquidation judiciaire. Selon Ecran-total.fr, The Artist a besoin de refaire son générique mais n’a pas accès à l’internégatif, élément destiné à obtenir de nouveaux tirages en 35 mm. Si le sort des films en cours de post-production chez LTC pose problème, ils ne sont pas les seuls.

Le laboratoire a géré depuis sa création en 1935, des milliers de films et possède un stock de pellicules en conséquence. Si le Centre national du cinéma (CNC) a déclaré que «plusieurs preneurs potentiels se sont manifestés auprès du liquidateur et auprès du CNC», l’avenir de toutes ces pellicules restent incertains. Tout comme celui des salariés de la filiale Quinta. Leur futur professionnel sera en effet discuté lors d’une réunion prévue vendredi 6 janvier.

 Avec cette mise à pied, il apparaît plus que jamais que le secteur des industries techniques de l’audiovisuel et du cinéma, traverse une véritable crise. Une crise que l’on peut noter depuis 2008 lié au passage de plus en plus rapide du tout numérique des salles de cinéma.

Amadou et Mariam les 14 et 15 janvier à la Cité de la Musique
Art & Bien-être: L’Hôtel La Monnaie de la Rochelle
Clementine Athanasiadis

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