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L’ACID Cannes présente « Seule à mon mariage » de Marta Bergman

L’ACID Cannes présente « Seule à mon mariage » de Marta Bergman

10 mai 2018 | PAR Claudia Lebon

L’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion démarre sa 26ème édition à Cannes, révélant une nouvelle sélection de films. Toute La Culture a assisté à la projection de Seule à mon mariage, le premier long-métrage de fiction de la réalisatrice belge, Marta Bergman. 

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Tout commence par un changement capillaire. Un geste qui symbolise le désir de renouveau de notre héroïne, Pamela, jeune femme Rom qui avec sa nouvelle chevelure dorée, rêve d’un mariage en Occident. Avec sa robe fleurie, ses escarpins rouges et son sac argenté, elle est une image insolente dans le blanc immaculé de son village roumain enneigé.

C’est une histoire de liens qui se font et se défont. Le lien maternel, le lien avec sa communauté, sa culture, et celui qui la lie à l’homme qu’elle épouse et qui l’accueille et la protège en terre étrangère. Ces liens sont devoir, affection ou dépendance ou un peu tout à la fois. Les plans sont serrés : la caméra filme cet espace étroit, cette promiscuité parfois étouffante entre les êtres. Nous sommes ainsi toujours au plus près de l’humain, au plus près de Pamela, de son intimité, ses désirs secrets, des rêves et des peurs qui miroitent dans ces grands yeux noirs.

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« Je veux un mec qui prend des douches », dit-elle à l’agence matrimoniale. Très vite et sans transition, là voilà qui débarque en Belgique chez un Flamand qui sera son futur mari. Si l’histoire nous paraît utopique et un peu irréaliste, on y adhère néanmoins grâce à la performance des acteurs qui parviennent à bousculer notre scepticisme. Le film révèle l’actrice roumaine, Alina Serban, incarnant la fougue de Pamela qui se distancie des siens et d’elle-même, se perd, se cherche, se reconstruit, se transforme plus ou moins.

Un long-métrage qui donne à voir la relation complexe que l’on entretient avec soi-même et l’hybridité de notre être transposé dans différents cadres qu’il investit comme il peut. En racontant l’aventure humaine d’une jeune femme Rom, Marta Bergman porte à l’écran une culture trop souvent ignorée.

Retrouvez tous les articles de Toute La Culture sur le Festival de Cannes dans notre dossier Cannes 2018

Visuels : © 2017 – ACID

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Claudia Lebon

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