Cinema

La sélection cinéma du 12 mars

La sélection cinéma du 12 mars

12 mars 2014 | PAR Marie Boscher

Cette semaine au cinéma, l’espoir d’une autre vie et la quête d’un monde meilleur. Alors, justiciers cachés et utopistes acharnés, courez dans vos salles préférées pour découvrir notre sélection cinéma hebdomadaire.

Après Les marches du pouvoir, Georges Clooney repasse derrière la caméra pour cette épopée historique inspirée d’une histoire vraie. The Monuments men raconte l’histoire d’hommes et de femmes spécialistes de l’art, partis en mission commando pour tenter de récupérer des œuvres spoliées par les Nazis, en pleine Seconde Guerre mondiale. Une bonne idée sur le papier malheureusement maladroitement portée par un casting de choc (Matt Damon, Jean Dujardin, Cate Blanchett, Bill Murray, Hugh Bonneville…), ici peu convaincant.

[The Monument Men, de George Clooney, avec George Clooney, Cate Blanchett, Matt Damon, Bill Murray, Jean Dujardin, Hugh Bonneville, film historique américain, 1h58] [rating=0]

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Il y a de cela une centaine d’années, la Terre a connu une catastrophe écologique qui a bouleversé la gravité et séparé le monde en deux univers inversés ignorant tout l’un de l’autre. Le hasard va provoquer la rencontre de deux adolescents, Patéma, issue du monde souterrain et Age, qui vit sur la terre ferme. Yasuhiro Yoshiura nous entraîne dans un voyage poétique, plus complexe qu’il n’y paraît. L’esthétique soignée alterne en douceur les points de vue des deux personnages dont les destins vont être changés à jamais par leur rencontre opportune.

[Patéma et le monde inversé de Yasuhiro Yoshiura. Avec Yukiyo Fuji, Nobuhiko Okamoto, Shinya Fukumatsu, film d’animation japonais, 1h39] [rating=5]

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Kevin McDonald, le réalisateur du Dernier roi d’Écosse (2006), présente cette semaine son dernier film, How I live now (C’est ma vie maintenant). Daisy, une adolescente new-yorkaise, passe des vacances heureuses chez ses cousins dans la campagne anglaise quand éclate la Troisième Guerre Mondiale. Sur fond de conflit nucléaire, on suit les pérégrinations de la jeune fille qui tente de garder le souvenir de son paradis perdu. Un pitch intéressant mais une mise en scène qui passe parfois à côté de scènes essentielles ce qui le rend un peu naïf.

[How I live now (c’est ma vie maintenant) de Kevin McDonald. Avec Saoirse Ronan, George Mackay, Tom Holland, drame américain, 1h41] [rating=1]

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Un père de famille gagne sa vie comme homme-sandwich dans les rues de Taipei. Avec ses deux enfants, ils survivent tant bien que mal dans une ville en ruines. Les chiens errants, le dixième film de Tsai Ming-liang, aborde avec douceur et sobriété ce drame familial. Le réalisateur change ici de registre et quitte les ses habitudes prises sur ces précédentes œuvres. Avis aux amateurs.

[Les Chiens errants, un film de Tsai Ming-liang. Avec Lee Kang-sheng, Lee Yi-Cheng, Lee Yi-Chieh, Chen Shiang-chyi, Lu Yi-Ching, drame taïwanais, 2h18] [rating=2]

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Julie Bertuccelli revient au documentaire après son long-métrage L’Arbre (2010). Dans La Cour de Babel, elle présente le quotidien d’une classe d’immigrés du monde entier venus à Paris apprendre le français dans le collège de la Grange-aux-belles. La salle de classe représente un cocon pour les enfants qui ont fui leurs pays pour diverses raisons, un lieu où l’on essaye d’être heureux. Julie Bertuccelli a suivi ces 24 enfants pendant un an au sein du collège et nous livre ici un témoignage touchant sur le quotidien de ces enfants qui ont encore l’espoir de trouver un avenir meilleur en France.

[La Cour de Babel de Julie Bertuccelli. Documentaire français, 1h29]

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Cocorico ! Pour la deuxième et dernière production française de la semaine, Son épouse de Michel Spinosa. Le réalisateur dirige ici pour la première fois depuis 18 ans Yvan Attal et Charlotte Gainsbourg, couple à la ville qui interprètent ici les rôles de Joseph et Catherine. Joseph, est un veuf éperdu depuis que Catherine, ancienne toxicomane, a mystérieusement disparu en Inde. Gracie (interprétée par l’actrice indienne Janagi), une amie de Catherine, souffre depuis son mariage de troubles du comportement qui seraient en rapport avec la disparition mystérieuse de son amie décédée. Joseph part à  sa rencontrer en Inde. Un voyage spirituel centré sur la culpabilité et la difficulté d’un homme à faire son deuil.

[Son épouse de Michel Spinosa. Avec Yvan Attal, Charlotte Gainsbourg, Janagi, comédie dramatique française, 1h47] [rating=2]

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Hélène Cattet et Bruno Forzani forment un couple de cinéaste qui propose cette semaine son second long-métrage, L’étrange couleur des larmes de ton corps. Sorte d’hommage au giallo de Dario Argento, l’intrigue est simple : une femme disparaît et son mari enquête pour découvrir s’il s’agit d’une disparation volontaire ou non. Avec une violence crue et un érotisme à peine dissimulé, Hélène Cattet et Bruno Forzani perdurent l’esprit de leur précédent film, Amer (2010).

[L’étrange couleur des larmes de ton corps de Hélène Cattet et Bruno Forzani. Avec Klaus Tange, Jean-Michel Vovk, Sylvia Camarda, thriller belge, 1h42]

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Le scénariste et producteur Akiva Goldsman s’essaye à nouveau à la réalisation pour Un amour d’hiver, après la série Fringe. Avec un casting composé de Colin Farell et Russell Crowe entre autres, l’histoire est celle de Peter Lake, un as du cambriolage, et de son histoire d’amour avec Bervelyn atteinte de la tuberculose. Peter lutte pour sauver sa dulcinée mais également contre son ancien mentor qui cherche à l’anéantir. Une idylle maudite qui se déroule dans le New York du XXème siècle, sale et mal famé, pour un film plein de bons sentiments qui tend vers la science-fiction.

[Un amour d’hiver d’Akiva Goldsman. Avec Colin Farell, Jessica Brown Findlay, Russell Crowe, film fantastique américain, 1h58]

Visuels : Patéma et le monde inversé © Yasuhiro Yoshiura / Sakasama Film Committee
How I live now © UGC Distribution
Affiche The Monuments Men.
Son épouse © Diaphana Distribution
L’étrange couleur des larmes de ton corps © Shellac Distribution

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Marie Boscher

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