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La rencontre par Internet au cinéma : les meilleures adresses, avec étonnement garanti

La rencontre par Internet au cinéma : les meilleures adresses, avec étonnement garanti

13 février 2014 | PAR Geoffrey Nabavian

Fichu Saint-Valentin ! Vous vous trouvez encore seul. Et pas moyen d’utiliser correctement ces satanés sites de rencontre… Et si vous preniez exemple sur quelques cas ? Nous avons sélectionné pour vous des personn(ag)es qui vont vous raconter leur expérience particulière, très particulière, de la question. Arrimez-vous à votre clavier, ouvrez grands vos yeux, c’est parti !

Thomas est amoureuxVoici Thomas. Depuis huit ans, il n’est pas sorti de chez lui. Personne ne vient lui rendre visite. C’est qu’il est un peu particulier, Thomas : il est agoraphobe. Du coup, il se replie sur son ordi, qui est sa source de contact avec l’extérieur. Sa maman, son médecin et… une partenaire virtuelle, avec laquelle il s’adonne à du « cybersexe », grâce à une combinaison à capteurs. Sauf que Thomas en a marre, que le virtuel, sur ce plan, ne lui suffit plus. Heureusement, des solutions sont prévues pour les gens dans son cas. La prostitution en ligne pour handicapés, ou une agence matrimoniale pour agoraphobes, seront-elles pour lui des moyens de délivrance ?
Ce portrait vous effraie ? N’ayez crainte : Thomas est le héros de Thomas est amoureux, film (forcément) belge réalisé en 2001 par Pierre-Paul Renders, et tourné en caméra subjective –vous ne le verrez donc jamais, le visage de Thomas. Et au cas où vous ne l’auriez pas deviné, il s’agit d’une comédie.

Voici Hayley. Elle a 14 ans, est vêtue de rouge, et se prête déjà au jeu dangereux de la séduction sur Internet. Elle découvre Jeff, 32 ans, avec qui elle a longuement dialogué. Lui est photographe, et les murs de sa maison sont couverts de photos de jeunes mannequins… On devine quelque chose de pas clair. Mais il semble que Hayley ne soit pas particulièrement innocente… Ah, on ne devine plus…
Ce résumé vous trouble ? C’est celui de Hard Candy, le premier film de David Slade, sorti en 2006. Suspense, retournements psychologiques, et révélation d’Ellen Page, opposée ici à Patrick Wilson. Si vous n’avez pas peur de vous confronter aux contes noirs…

Dans le même genre : Trust, de David Schwimmer (un portrait sensible et triste, pas un policier). Ou Dangereuse séduction de James Foley.

Voici Michi et Ryosuke. Jeunes informaticiens, ils voient se suicider plusieurs de leurs collègues, hantés par un mystérieux virus informatique diffusé par Internet. Un virus qui les invite à « rencontrer des fantômes »… Des spectres qui se mettent bientôt à envahir tout Tokyo, et à remplacer les vivants…
De telles rencontres vous excitent ? Allez donc regarder Kaïro, film de 2001 signé Kiyoshi Kurosawa, refait aux Etats-Unis sous le titre Pulse. Parabole, film fantastique, constat sur la technique, portrait d’une jeunesse… Œuvre riche, quoi.


Kaïro – Bande annonce Vost FR par _Caprice_

Ouh là là… ils sont trop particuliers, ces cas…
Eh bien, voici Joe. Besoin de le présenter ? Joe possède une chaîne de librairies à New York, qui fait fermer tous les petits commerces, et il dialogue en ligne avec une femme qui se révélera être… Mais oui ! vous connaissez tous l’histoire. Joe, c’est Tom Hanks. Vous avez un [email protected], comédie romantique où il joue face à Meg Ryan, est un film qui vous intéressera à plus d’un titre. D’abord, il fut l’un des premiers à traiter, en 1999, de la séduction par Internet. Ensuite, il est l’adaptation d’une pièce très célèbre du hongrois Miklos Laszlo, écrite en 1936. Enfin, il est la seconde version de cette œuvre pour le cinéma, après celle d’Ernst Lubitsch, tournée en 1945. Regardez cette dernière également, même si, à l’époque, cela se passait par petites annonces. Au casting : Margaret Sullivan, et le grand James Stewart. Allez !

Dans le même genre : The holiday (Cameron Diaz l’américaine et Kate Winslet l’anglaise échangent par Internet leurs apparts, et paf ! un Jude Law pour l’une, et paf ! un Jack Black (!!) pour l’autre).


Vous avez un message : par passioncinema13

« Oh là là, mais c’est de la comédie romantique américaine, ça ! ça n’arrive jamais dans la vraie vie ! »
Mécontents, la française Dorothée Sebbagh a pensé à vous. Voici non pas Tom Hanks, mais une excellente comédienne, Sophie Cattani, dans le rôle d’Emilie. Une trentenaire à la recherche de l’amour… par le net ! Avec, face à elle, des hommes aux attentes toutes différentes, simples mais toujours inattendues. Tout ça sous le soleil de Marseille, et avec beaucoup d’humour. Chercher le garçon, film qui fait du bien, est sorti en 2012. Souriez ! La saint-Valentin peut soûler, même au cinéma. Mais regardez comment font les réalisateurs et leurs interprètes : ils en rient.

Visuel: © affiche de Thomas est amoureux

« Opening Night », there is no business like show !
L’origine de la fête des amoureux, « c’est compliqué »
Geoffrey Nabavian
Parallèlement à ses études littéraires : prépa Lettres (hypokhâgne et khâgne) / Master 2 de Littératures françaises à Paris IV-Sorbonne, avec Mention Bien, Geoffrey Nabavian a suivi des formations dans la culture et l’art. Quatre ans de formation de comédien (Conservatoires, Cours Florent, stages avec Célie Pauthe, François Verret, Stanislas Nordey, Sandrine Lanno) ; stage avec Geneviève Dichamp et le Théâtre A. Dumas de Saint-Germain (rédacteur, aide programmation et relations extérieures) ; stage avec la compagnie théâtrale Ultima Chamada (Paris) : assistant mise en scène (Pour un oui ou pour un non, création 2013), chargé de communication et de production internationale. Il a rédigé deux mémoires, l'un sur la violence des spectacles à succès lors des Festivals d'Avignon 2010 à 2012, l'autre sur les adaptations anti-cinématographiques de textes littéraires français tournées par Danièle Huillet et Jean-Marie Straub. Il écrit désormais comme journaliste sur le théâtre contemporain et le cinéma, avec un goût pour faire découvrir des artistes moins connus du grand public. A ce titre, il couvre les festivals de Cannes, d'Avignon, et aussi l'Etrange Festival, les Francophonies en Limousin, l'Arras Film Festival. CONTACT : [email protected] / https://twitter.com/geoffreynabavia

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