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Jour 1, Dinard : Un esprit britannique sur la côte française

Jour 1, Dinard : Un esprit britannique sur la côte française

04 octobre 2013 | PAR Mélanie Taverny

 

 

L’ambiance du festival se ressent dans toute la ville de Dinard. Entre tapis rouge, file d’attente devant les cinémas brandissant mille et un sponsors, policeman anglais, drapeaux britanniques flottant et tremblant dans les airs sous le vent de la mer dans une petite ville atypique près de St-Malo. Bienvenue à Dinard pour le Festival du film Britannique. L’esprit anglais a envahi la côte française et la sélection cette année est très alléchante.

Le premier film en compétition Hello Carter nous plonge directement dans le bain dès l’après-midi! Après une brève présentation du film par le réalisateur Anthony Wilcox devant une salle bondée, les acteurs (Charlie Cox et Jodie Whittaker) montent à leur tour sur scène laissant transparaître une fausse timidité et nous souhaitant évidemment un bon film, à traduire par «Enjoy it». Ecran noir, début du film! La BO dont les titres sont signés pour la plupart par SBTRKT donnent directement un ton atypique et vif venant apporter une dynamique au film. Le héros, Carter qui enchaîne les bourdes, sans travail, sans appartement est à la recherche du numéro du son ex-petite amie, Kelly. Tout au long du film, sa quête désespérée s’illustre par une recherche constante bafouée par des événements improbables. Attendue ou non, la fin est heureuse autour d’acteurs qui nous entraînent dans leurs vies mouvementées. Pris à parti, le spectateur devient empathique et se prend au jeu l’espace d’une heure et demie malgré les mauvaise impressions des spectateurs à la fin du film. Toujours dans la simplicité, on retrouve les acteurs souriants et insouciants plus impressionnés par la vue de dehors dans la salle de cocktail dévorant des petits canapés tout en simplicité. C’est agréable, de l’autre coté de la mer, il y a l’Angleterre, mais celle-ci est présente partout, il n’y a  qu’a entendre les gens parler autour…

La salle de cérémonie d’ouverture illuminée par des lumières et des spots grouille de journalistes prêts à sauter sur la moindre information, et c’est ainsi qu’une journaliste de la radio locale me confie qu’elle a réservé ce moment de la journée exprès. C’est après une courte présentation de la présidente du Festival, Sylvie Mallet et de Hussam Hindi, directeur artistique du Festival (bien-sur transcrit en anglais) que le très attendu président du jury, Eric Cantona, arrive sur la scène sous une houle d’applaudissements et sous le regard aguerri de sa femme enceinte Rachida Brakni. Après un bref discours sur le cinéma britannique, il a donc accueilli les autres membres du jury dont Amanda Sthers, Toby jones, Fred Cavayé ou encore Hippolyte Girardot, sous des applaudissements dissipés. Mais c’est quand la marraine est arrivée que l’atmosphère s’est détendue! Line Renaud se passe de traducteur, elle a préféré parler anglais elle-même, ce qui a provoqué les rires attentifs des spectateurs. Souriante et énergique, elle a déclaré la cérémonie ouverte en français et surtout en anglais sous le signe de l’amour, car oui, pour elle le cinéma est une rencontre d’amour!

Hussam Hindi est venu offrir un Hitchcock d’or d’honneur à l’acteur britannique Toby Jones. Montant sur scène du même air faussement timide que prennent tous les acteurs, il nous a démontré ses talents concernant la langue française qu’il parle « un peutit peuh». Le film d’ouverture était The Girl de Julian Jarrold avec Sienna Miller et Toby Jones, qui est hors compétition. Ce film qui retrace un passage de la vie d’Alfred Hitchcock qui devient fou de l’actrice des Oiseaux, Tippi Hedren, suit sa psychose progressive délaissant la production du film pour son actrice. Toby Jones endosse ce rôle remarquablement jusque dans les mimiques et la tenue du personnage d’Hitchcock mêlant un trouble permanent à une exigence sans répit.

Ce Festival à la programmation très riche comptant une douzaine de films en avant-première offre un large panel de catégories et de genres allant du drame à la comédie. A entendre les rumeurs, les favoris de la compétition sont A selfish Giant de Clio Barnard et TITUS de Charlie Cattrall. Entre prix du jury et prix du public, l’un des deux peut faire la différence. Les avant-premières elles aussi font beaucoup parler la foule et la presse. About Time de Richard Curtis et Shell de Scott Graham sont à voir. En attendant le palmarès de dimanche matin, il est temps de constater soi même le reste de la sélection espérant faire une bonne estimation.

Visuel : (c)

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Mélanie Taverny

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