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Johnny English le retour: énième parodie de James Bond sauvée des fulgurances de l’époque Mr Bean

Johnny English le retour: énième parodie de James Bond sauvée des fulgurances de l’époque Mr Bean

21 octobre 2011 | PAR Gilles Herail

Johnny English premier du nom était une comédie plutôt sympa tournant en dérision les films d’espionnages pour offrir à Rowan Atkinson un premier rôle proche du one man show. Gagnant en action ce qu’il perd en originalité et en charme, ce retour de Johnny English n’enthousiasme guère au delà du plaisir de retrouver à l’écran l’héritage de Mr Bean.

Synopsis : « Ayant pris quelques années pour vivre retiré dans une région reculée d’Asie, Johnny English, le meilleur agent du MI7, en a profité pour perfectionner ses compétences uniques. Lorsque ses supérieurs apprennent que la vie du Premier ministre chinois est menacée, ils décident de le rappeler pour déjouer le complot. Si le monde a besoin de lui, Johnny English est prêt à reprendre du service… plus déjanté et déchaîné que jamais ».

James Bond a été parodié de nombreuses fois, de manière souvent décevante (Double Zéro avec Eric et Ramzy en tête). Les Anglais seraient-ils les seuls à pouvoir détourner l’une de leurs figures les plus charismatiques? Johnny English le retour n’y arrive jamais tant il suit à la lettre les codes habituels du pastiche paresseux dans une intrigue sans intérêt. Le produit sent bon la standardisation en incluant entre autre passage obligé une histoire d’amour, des scènes d’action trop nombreuses, et un humour « dialogué » qui ne correspond pas au personnage principal. Eminement paresseux, Johnny English le retour réserve ponctuellement des très grands moments de burlesque pur, quand Rowan Atkinson laisse éclater ses incroyables talents d’acteurs du muet au service de gags absurdes jouant sur la longueur et la répétition. Les amateurs de cet humour si particulier sortiront pourtant frustrés d’un long métrage qui n’ose pas assumer à fond sa bizarrerie et reste trop souvent dans un faux rythme somnolent. Décevant.

Une comédie anglaise de Oliver Parker avec Rowan Atkinson, Gillian Anderson et Dominic West, 1h36, sortie le 19 octobre 2011

 

 

 

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Gilles Herail

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