Cinema

Jamais deux sans trois : le cinéma et ses trios amoureux

Jamais deux sans trois : le cinéma et ses trios amoureux

13 février 2011 | PAR Coline Crance

Le trio amoureux a commencé à être un genre très prisé par le cinéma dans le début des années 60. Longtemps évoqué, sous-entendu, il apparaît aujourdhui sans tabou et de plus en plus utilisé. A la tendresse de Jules et Jim pour une Kate, se sont subtitué les adolescents de Larry Clark et d’Anthony Cordier. Le cinéma se fait le miroir ou parfois le voyeur de cette pratique néanmoins encore singulière qui  renforce la complexité et l’épaisseur d’une intrigue ou d’un personnage. Depuis les pérégrinations et les grimaces coquaces d’un Jean Pierre Léaud dans la Maman et la putain de Jean Eustache, les relations à trois affichent à présent non plus un regard curieux porté sur une singularité  sexuelle  mais bien comme avant tout une découverte de la sexualité et d’un nouveau rapport à l’autre. Homosexualité et bisexualité sont ainsi traitées par le thème du triolisme. Cette pratique pourtant de plus en plus montrée avec légèreté et sincérité au cinéma est néanmoins encore aujourd’hui  grandement associée à un regard social ou politique.

Le grand classique, l’un des plus beaux films de François Truffaut sur l’Amour et l’Amitié Jules et Jim :

L’extrait culte de la Maman et la putain de Jean Eustache film marquant pour son époque et reflet de la  libération sexuelle. Jean Pierre Léaud découvre progressivement les affres de l’amour et les joies de la décadence chic, mais à trois dans un lit entouré de Bernadette Lafont et de Françoise Lebrun, le voilà bien déconfit…

Extrait de Chansons d’amour de Christophe Honoré, hommage à  la Maman et la Putain plus de trente ans après, entre homosexualité et équivoque. Louis Garrel pose un Jean Pierre Léaud un peu plus à l’aise à côté d’une Ludivine Sagnier qui mène le pas  au côté de cette invitée, Clotilde Hesme qui lit sans la moindre allusion Politique d’Adam Thirlwell.

Violence et passion ( Gruppo di famiglia in un interno ) de Luchino Visconti , perdus dans de violents fantasmes, les sens du vieux professeur qui soudain voit arriver une drôle de famille à l’étage au-dessus de lui, sont soumis à rude épreuve.

Les Innocents de Bertolucci avec Michael Pitt, Eva Green, Louis Garrel, déclarations d’amour et triolisme sous fond de mai 68…

 

Douches froides d’Anthony Cordier avec Johan Libérau, Salomé Stévenin, Pierre Perrier. Joli film sur l’adolescence, le triolisme est le moyen pour les trois jeunes  d’apprendre à découvrir leur sexualité en toute liberté.

Ken park de Larry Clark fut censuré en Australie et aux Etats Unis. Larry Clark nous plonge dans l’univers trash de jeunes de Californie qui pour tuer le temps repoussent les limites de toutes les expériences sexuelles. Ici, la scène dite de la « femme cougar » évoquant son mari avec l’un des jeunes adolescents.

Vicky Cristina Barcelona Woody Allen Javier Bardem, Scarlett Johansson, Penelope Cruz. Voilà enfin  peut-être un film un peu plus léger sur le triolisme. L’humour décalé de Woody Allen s’y prête bien.

 

Cabaret de Bob Fosse(1972), avec Liza Minneli.

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Coline Crance

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