Cinema
Jalil Lespert, juré au festival du film de Dinard nous parle de cinéma britannique

Jalil Lespert, juré au festival du film de Dinard nous parle de cinéma britannique

02 octobre 2016 | PAR Yaël Hirsch

Membre du jury présidé par Claude Lelouch, lors du 27 e festival du film Britannique de Dinard, Jalil Lespert avait « quelques jours de libres » pour voir beaucoup de films anglais. A la veille de la sortie de son thriller Iris, qui sort le 16 novembre 2016 avec Romain Duris, Charlotte Le Bon, il nous parle de cinéma britannique et de son cinéma.

Entre vos réalisations et les films où vous jouez, vous avez le temps d’être juré?
J’avais pas le temps les précédentes fois où on m’a proposé de venir et là j’avais un petit créneau et je suis content d’être là. Voir des films ça me nourrit forcément. C’est un moment sympathique. Même si je ne suis pas trop fans de donner des bons, mais parler de cinéma avec Claude Lelouch, Anne Parillaud ou des membres du jury anglais, quand on confronte les points de vue on se rend compte à quel point le cinéma est subjectif, pluriel. Parfois on a des avis radicalement différents et cela ramène à ce que le cinéma doit être : quelque chose d’éclectique et de varié.

Qu’aviez-vous en tête quand vous saviez que vous verriez beaucoup de cinéma Britannique pendant une semaine?
J’avais évidemment Ken Loach, Stephen Frears et même les Monty Python dans la tête. Et surtout j’avais envie de voir des films qui ne sont pas forcément distribués en France pour voir ce qui se passe en Grande-Bretagne de très indépendant. Et ce qui me marque, après avoir vu les films de lé compétition, c’est la diversité de ce cinéma britannique qui reflète la diversité du Royaume-Uni : à travers ces films j’ai mieux comment les Anglais n’étaient pas les Écossais, qui n’était pas les Irlandais ou les Gallois. Et j’ai mieux connu de vraies spécificités culturelles. Et évidemment le climat social m’a parlé. A travers les films on a l’impression que c’est plus dur pour les britanniques en dehors de Londres que pour les Français en dehors de Paris. Je ne sais pas si c’est avéré, mais on sent vraiment les différences dans les films.

Vous avez travaillé avec pas mal d’anglais quand vous avez dirigé des épisodes de la série » Versailles « 
Cela m’a pris un an parce que j’ai créé la série. C’était beaucoup de travail et un peu hors norme en France et le casting était passionnant entre la France et l’Angleterre. Moi qui adore les acteurs anglais, j’en ai découvert d’excellents et on a aussi d’excellents acteurs en France, même si le niveau d’anglais demandé était très élevé et que ça réduisait le nombre de candidats aux castings. Et puis avec Versailles, il y a avait quelque chose de profond avec dans les geste, les visages, cette vieille Europe qui résonne. L’expérience était passionnante, parce que c’était un peu l’occasion de lancer à l’instar d’un Besson de financer une grosse production en passant par la langue anglaise mais pour pouvoir le vendre vraiment à l’international. Les producteurs étaient canadiens et anglais, mais c’était fait en France, avec un savoir-faire français et ça marche très bien et on est content.

Pouvez-vous nous parler de « Iris » que vous avez dirigé et qui sort le mois prochain? 
C’est un thriller sensuel. C’est un film de manipulation. C’est un film à twist. J’avais envie de faire un film de genre. C’est un film qui s’inscrit dans un genre qui va de Vertigo à Basic Instinct. Une des références majeures pour la manipulation pour nous était aussi Gone Girl.  Iris, c’est l’adaptation d’un films japonais et cela part d’un scénario qui avait été développé par Universal aux Etats-Unis. Je l’ai repéré en 2011 et  adapté en France.

visuel : YH

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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