Cinema
Festival Format Court, Focus sur la sélection cannoise

Festival Format Court, Focus sur la sélection cannoise

22 novembre 2020 | PAR Lou Baudillon

En ce mois de novembre confiné, rien de tel qu’un peu de soleil cannois pour se faire du bien. Format Court pour la nouvelle édition de son festival présente en parallèle de sa programmation officielle, des focus thématiques dont la sélection cannoise fait partie. 

Exceptionnellement « online », le Festival du film court Format Court, présente cette année en plus de sa sélection officielle, une série de séances thématiques dont une une sélection de films repérés au Festival de Cannes. Une manière d’aborder le cinéma court, par le prisme du célèbre festival, et de partir à la rencontre de ce qui fait toute sa diversité. Premiers films, films d’auteur, drames sociaux ou perles poétiques, films engagés ou objets cinématographiques : le court ouvre un véritable champ des possibles en matière de production visuelle. 

La sélection s’ouvre avec Agapé de Márk Beleznai, histoire d’une rencontre entre une femme dans la quarantaine et un adolescent. Le film nous plonge dans la contemplation délicate d’une séduction timide et des questionnements moraux que cela implique. Une démonstration d’amour légère et sans jugement. S’en suit un classique, lui aussi empli de désir : Robe d’été de François Ozon. Dans ce court ensoleillé et sensuel de 1997, le réalisateur dépeint les expérimentations amoureuses d’un adolescent en vacances. Un parfait écho à son dernier grand succès de cinéma, Été 85, dans lequel on retrouve de nombreuses choses, entre autre la fameuse robe d’été. Plus sombre mais tout aussi embrasé, Caroline de Celine Held et Logan George suit la journée mouvementée d’une mère de famille seule avec ses 3 enfants. Lorsque celle si doit s’absenter pour régler un problème administratif, elle laisse les enfants sans surveillance dans la voiture malgré  les grosses chaleurs. Des passants finissent par s’en apercevoir et tentent d’empêcher la mère de fuir lorsque celle-ci récupère la voiture.

Dans C’est gratuit pour les filles de Claire Burger et Marie Amachoukeli, la vie de Laetitia bascule lorsqu’une vidéo d’elle en plein acte sexuel est diffusée partout sur internet. Stigmatisée et humiliée pour son corps sa sexualité, elle se réfugie dans sa relation avec son amie d’enfance et tente de reprendre confiance en elle. Lui aussi très ancré dans la démonstration sociale, Night Shift de Zia Mandviwalla dépeint la mélancolie ordinaire d’une femme de ménage dans un aéroport néo-zélandais. Dans ses yeux, c’est le monde dont elle est rejetée qu’elle observe. Ses interactions avec ce monde paraissent dans un premier temps incompréhensibles, puis l’on découvre la vérité. Pour finir sur une note légère, Music for one appartment de Johannes Stjärne Nilsson et Ola Simonsson, donne à voir 6 musiciens qui pénètrent dans un appartement et y joue de la musique à l’aide des différents objets présents dans les pièces dans lesquelles ils se trouvent.

Les films, ainsi que l’entière programmation du festival Format Court, sont à découvrir ici !

Visuels : ©Night Shift, Zia Mandviwalla, ©Visuel Format Court 

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Lou Baudillon

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