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EuropaCorp en crise financière ? Son associé Relativity fait faillite

EuropaCorp en crise financière ? Son associé Relativity fait faillite

03 août 2015 | PAR Elodie Schwartz

Alors que Relativity, le studio associé au groupe de cinéma français est en pleine crise, EuropaCorp dit ne « rien avoir à craindre »… Le point avec Toute La Culture. 

Les affaires de Ryan Kavanaugh, patron de Relativity Media, font très mal. Comme le révèle le journal américain The Wrap, le studio, associé d’EuropaCorp dirigé par Luc Besson, serait en train de se placer sous la protection du Chapitre 11 de la loi sur les faillites des Etats-Unis. L’objectif étant de « geler la pression des créanciers, le temps de trouver une solution à sa crise », précisent Les Echos. Une crise qui aurait pris de l’ampleur au fil des années tant, depuis sa création en 2004, la société de production américaine aurait du mal à rentabiliser ses films et tant elle ne pourrait pas, avant tout, « rembourser à ses créanciers une échéance de quelque 320 millions de dollars », ajoute le journal. Une nouvelle audience, fixée au 14 août prochain, devrait donc se tenir pour décider si, oui ou non, un nouveau prêt pourrait être accordé à Ryan Kavanaugh et son conseil d’administration supervisé par Brian G. Kushner.

En attendant la décision, Relativity Media aurait été obligé, de par la crise qu’il traverse, de licencier un cinquième de son personnel sur une entreprise composée d’environ 350 employés. De plus, le propriétaire du groupe, aurait été dans l’obligation de vendre sa résidence personnelle à Malibu afin de renflouer les caisses de Relativity. Une bien triste réalité dans laquelle ne sombrerait cependant pas EuropaCorp. En effet, toujours selon The Wrap, le groupe dirigé par Luc Besson, qui avait en 2014 lancé une joint venture avec Relativity Media, « ne serait pas inclut dans la faillite de l’entreprise ». Mieux encore, EuropaCorp, qui envisageait de quitter la Bourse en juin dernier, affirmerait « ne rien redouter ». « Chaque partenaire met 7 millions de dollars chaque année dans la coentreprise pour payer les frais et les salaires […] Il n’y a pas d’argent à perdre : les rentrées d’argent atterrissent directement dans nos caisses « , aurait précisé une source proche du groupe, souligne Les Echos.

Il est vrai que pour l’année 2014-2015, EuropaCorp se portait plutôt bien malgré quelques fausses notes dont une condamnation en octobre dernier pour avoir livré des « informations imprécises sur sa situation financière ». Que ce soit grâce à Lucy (2014) ou Taken 3 (2014), le studio de cinéma français avait réussi à augmenter son chiffre d’affaires de 46 à 88%. Et même si les chiffres de l’année en cours ne sont pas encore tombés, les médias américains semblent plutôt confiants quant à l’avenir d’EuropaCorp. En revanche, ils le sont moins concernant celui de Relativity Media qui risque un dépôt de bilan dans les plus brefs délais. Affaire à suivre.

Visuel : © Logo officiel d’EuropaCorp / Wikipédia

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Elodie Schwartz

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