Cinema

Encore un Baiser: un second volet mitigé

29 décembre 2010 | PAR Sonia Ingrachen

Dix ans après le succès de Juste un baiser, Gabriele Muccino revient avec la suite de ce film. Dans Encore un baiser nous retrouvons les personnages en crise du premier volet, cette fois-ci ce groupe d’amis doit faire face aux problèmes de la quarantaine.

Il n’est pas nécessaire d’avoir vu Juste un baiser pour suivre les problèmes de ces potes romains. On découvre des personnages qui doivent faire face à leur choix d’adultes et à des vies qui ne sont pas celles qu’ils avaient imaginé.
Le film débute sur le retour d’Adriano  qui vient de purger une peine pour trafic de drogues en Thaïlande. On retrouve alors Carlo, Don Juan à tendance hypocondriaque  séparé de sa femme Giula avec qui il a eu une fille. Tous deux on refait leur vie, lui avec une femme de quinze ans sa cadette, elle avec un acteur raté. De leur côté Marco et Veronica vivent douloureusement leur difficulté à avoir un enfant et sont incapables de communiquer.
Paolo lui a repris l’entreprise paternelle de restauration d’objets religieux. C’est un homme fragile qui doit faire face à ses crises de déprime et d’euphorie. Il est en couple avec la caractérielle Livia, l’ex femme d’Adriano.

Ce sont ces histoires d’amour et de rupture qui sont au centre du film. Tous sont à la recherche de quelque chose qu’ils n’arrivent pas à atteindre. Le charmant Carlo veut reconquérir son amour de toujours. Adriano veut retrouver une place dans ce monde, et rencontrer ce fils qu’il n’a jamais connu. Veronica se perd dans les bras d’un jeune photographe pour oublier son incapacité à avoir un enfant. Le bipolaire Paolo veut former une famille avec Livia et cela malgré ses problèmes. Alberto veut partir loin pour trouver le bonheur en étant utile.
Gabriele Muccino tente de dépeindre des personnages à un moment pivot de leur vie entre les souvenirs d’une jeunesse plein d’espoir et l’angoisse du futur.

Malheureusement, Encore un baiser déçoit très vite  en dressant des portraits clichés de petits bourgeois névrosés. La longueur du film (2h20) et la surabondance de personnages contribuent fortement au sentiment mitigé que laisse le film. On survole ces personnages car ils sont trop nombreux. Certaines scènes sont inutiles et ne font pas avancer l’histoire. On tourne en rond et on s’ennuie à certains moments. Le film verse de manière facile dans le mélodrame, il y a un trop plein d’émotions (ça crie, ca pleure, ça trompe) qui tire les larmes artificiellement. Néanmoins,  quand les sentiments sont plus retenus on peut découvrir quelques beaux moments : le personnage d’Adèle, incarné par la talentueuse Valérie Bruni Tedeschi, nous fait vivre des instants touchants par leur simplicité.

Le film aurait sans doute gagné en qualité en évitant d’en faire trop car au final il ne dit pas grand chose.

Encore un baiser, réalisé par Gabriele Muccino. Avec Stefano Accorsi, Claudio Santamaria, Vittoria Puccini. Sortie : 29 décembre 2010 Durée : 2h25. Titre Original : Baciami ancora

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Sonia Ingrachen

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