Cinema
Doc en Court 2020, un palmarès empli d’émotion

Doc en Court 2020, un palmarès empli d’émotion

09 mars 2020 | PAR Lou Baudillon

Vendredi 6 mars au soir, se tenait au Centre Pompidou la soirée palmarès du 19ème festival Doc en Court, entièrement dédiée à la promotion du cinéma documentaire dans son format court métrage. En présence de Jacques Gerstenkorn directeur du festival et des réalisateurs, la soirée fut dédiée à la projection des trois films primés.

Doc en Court, qui se déroule à Lyon, est le premier festival européen dédié au court métrage documentaire. Le Centre Pompidou accueillait ainsi une soirée dédiée à la projection de quelques uns des films primés lors de l’événement. Malgré la marginalisation certaine que connait ce cinéma, la rencontre avec public a tout de même lieu par le travail des cinémathèques, des festivals et de nouveaux territoires comme ici, à Pompidou. Le Centre Pompidou et notamment la Bibliothèque Publique d’Information (la BPI) accordent une attention toute particulière à la diffusion du film documentaire. Outre la programmation par le biais de la bibliothèque de films, on note l’important festival Cinéma du réel qui a lieu chaque année en mars. Se voulant aussi vitrine du film documentaire, le Centre Pompidou se devait d’accueillir l’événement, faisant ainsi bouger les lignes pour la reconnaissance de ces courts métrages. Chaque année, le festival propose une sélection d’une dizaine de films d’une durée maximale de 40 min. Des films documentaires dont le format court encourage une liberté de sujet et de pratique, une focalisation précise qui permet bien souvent de pointer là où il faut. Des films qui sont aussi, rappelons le, le théâtre d’expérimentation d’une jeunesse, puisque grand nombre sont de premiers essais ou produits dans le cadre d’études. 

Comme un échantillon de la multiplicité des formes que peut prendre un court documentaire, les trois films présentés reflètent des imaginaires et des identités bien spécifiques. 3 films dont le Prix du public, le prix Graine de Doc rendu par les étudiants et le Grand Prix Doc en Court. L’un tendant vers l’intime, un autre vers l’humanisme, et le dernier vers l’humour poétique. Tout trois restent cependant imprégnés d’une émotion profonde, d’une émotion qui empreinte des sentiers différents jusqu’à la sensibilité de celui qui regarde. À l’instar de L’amour dans le tiroir, film de fin d’étude de Heunju Song ayant remporté le Prix du Public et  la Mention Graine de Doc. Dans ce petit documentaire, la jeune réalisatrice a commencé à partir de l’histoire de ses propres parents qui ont échangés, il y a 40 ans, un nombre si conséquent de lettres d’amour que son père a dû enregistrer celles-ci sur cassette afin de pouvoir les conserver. Il a ensuite offert ces cassettes à son épouse. Un jour, leur fille apprend que celles-ci ont été jetées. Que reste t’il comme trace de l’amour ? De simples lettres peuvent-elles incarner cette trace ? Ne pouvant répondre à cela que par l’expérience des autres, elle est allée chercher et filmer des personnes possédant encore des lettres d’amour afin de remplacer ce qui a été perdu pour ses parents. Heunju Song capte ainsi avec une profonde délicatesse les rencontres, les personnes qui retrouvent ces lettres enfouies au fond d’un tiroir, l’émotion contagieuse des souvenirs qui remontent à la surface. Des moments des plus précieux partagés avec pudeur et poésie. Un vrai coup de cœur.

Pour retrouver l’ensemble des films primés et plus d’information sur l’événement, rendez-vous : ici

 

Visuel : Visuel de l’événement ©Heunju Song, L’amour dans le tiroir.

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