Cinema
Detachment de Tony Kaye acclamé au Festival du Film Américain de Deauville

Detachment de Tony Kaye acclamé au Festival du Film Américain de Deauville

10 septembre 2011 | PAR Yaël Hirsch

Malgré l’annulation de dernière minute d’Adrian Brody qui tient le rôle principal dans le film »Detachment » Tony Kaye, la projection de cette fresque difficile sur l’enseignement au lycée a été acclamée par le public. Un hommage a été rendu à Naomi Watts en présence de l’élégante blonde. En début de soirée, l’équipe du film très attendu « Crazy, Stupid, Love » est venue présenter cette comédie romantique entre les générations. Enfin, ce 8e jour de festival s’est clos avec la projection unique de l’exécrable « 4:44, last day on earth » d’Abel Ferrara.

C’est avec un de ses producteurs et avec une guitare (voir photo) que le réalisateur Tony Kaye est venu présenter « Detachement » ce vendredi 9 septembre à 11h au CID de Deauville. Porté par un Adrian Brody impeccable, le film – très dur sur les relations entre adolescents et professeurs- est une merveille visuelle, et par la photo et par les dessins qui rythment l’action. La projection a été suivie d’un des plus gros tonnerres d’applaudissement qu’a connus le festival et par une conférence de presse enlevée où le réalisateur d' »American History X » (1998) a donné le meilleur de lui-même. Voir notre critique du film qui a également été présenté cette année au Festival de Tribecca à New-York.

A 19h, Naomi Watts est arrivée, élégante et professionnelle tendant le visage aux flash des photographes, afin de voir le petit film d’hommage qui lui avait été préparé. Puis séance d’autographes obligée!

A 20h30, la comédie « Crazy, stupid, Love » a pris d’assaut le tapis rouge . Voir notre critique.

Enfin, plus à 23h15 qu’aux 22h30 prévues, Abel Ferrara a fait une entrée acclamée dans le CID, aux bras de son actrice, Shanyn Leigh. Pâle copie de Kirsten Dunst qui aurait volé sa rousseur à Jessica Chastain, celle-ci donne la réplique à Willem Dafoe dans cette version de la fin du monde complétement kitsch, et surtout fastidieuse. « 4:44 » laisse la très désagréable impression que Ferrara se fout de la gueule de son public. Mêlant le pire des années 1970 (interminables scènes de sexe, l’on sait désormais que Willem Dafoe est un vrai roux+ faux bouddhisme où l’on médite avant de mourir et où le Dalai Lama parle par écran i-pad interposé du malheur qu’est l’argent+ verbiages politiques débiles où le maître mot est « Al Gore avait raison » !!!), publicité permanente pour mac et skype, et dialogues absolument désastreux, « 4:44 » est juste interminable. Le réalisateur est parti sur de bien maigres applaudissements et doit bien rigoler dans sa barbe de n’avoir pas reçu les oeufs pourris et les tomates qu’il méritait pour avoir bâclé aussi consciencieusement sa copie.

Rendez-vous demain pour le palmarès!

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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