Cinema
Adieu Madame Marguerite

Adieu Madame Marguerite

28 février 2011 | PAR Floriane Gillette

Agée de 79 ans l’actrice Annie Girardot s’est éteinte à l’hôpital Lariboisière de Paris. Celle dont la mémoire était rongée par la maladie d’Alzheimer, laissera pourtant un souvenir impérissable.

Avant de se lancer dans la comédie, Annie Giradot a suivi des études d’infirmière à Caen. Très vite sa passion pour le théâtre prend le dessus, elle devient alors élève au conservatoire de la rue Blanche en 1949. Primée par le Conservatoire national d’art dramatique, elle foulera les planches de la Comédie-Française avant d’être repérée par Jean Cocteau.

C’est à contre-cœur qu’elle délaisse quelques années plus tard le théâtre pour le grand écran. Un choix judicieux puisqu’elle devient très populaire et se montre à l’aise aussi bien pour la comédie que  pour les mélodrames. Très vite on ne présente plus Annie Girardot, elle tourne avec les grands : Gabin, Carné, Marais, Noiret… et est dirigée par des cinéastes qu’on ne présente plus : Visconti, Jean-Pierre Blanc, Grangier. Pourtant, la Nouvelle-Vague, à l’image de François Truffaut ne se tourne pas vers elle.

Dans les années 80, Annie Girardot s’est essayée à la chanson. Cette fois-ci le succès sera plus mitigé. Honorée de trois césars (dont le premier en 1977, pour son rôle de Françoise Gailland), elle a aussi vécu des périodes de vide, notamment à la fin des années 80, suite à sa relation critiquée avec Bob Decout et ses propos sur leur consommation de cocaïne. Ses années sont marquées par des grosses pertes d’argent et la perte de son appartement place des Vosges.

Césarisée une seconde fois en 1996 pour le meilleur second rôle féminin dans Les Misérables de Claude Lelouch, elle opère un retour remarqué au cinéma, au théâtre et à la télévision. En 2002, elle reçoit d’ailleurs un nouveau césar pour son rôle dans Le pianiste de Michael Haneke. En 2006, ses proches révèlent sa maladie, depuis les apparitions de la comédienne se sont faites plus rares. Celle qui ne se souvenait plus d’avoir été actrice restera pour beaucoup de cinéphiles : «le plus beau tempérament dramatique de l’après-guerre», comme le disait  d’ailleurs Jean Cocteau.

 

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Floriane Gillette

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