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[Critique] « Shaun le Mouton » : film d’animation abouti et rigolo

[Critique] « Shaun le Mouton » : film d’animation abouti et rigolo

28 mars 2015 | PAR Geoffrey Nabavian

On le rencontra chez Wallace et Gromit (souvenez-vous : Rasé de près, en 1996). Il eut ensuite sa série. Aujourd’hui, retrouvez l’adorable Shaun, mouton en pâte à modeler, au cinéma. Toujours muet, et toujours superbement animé. Héros d’un film à la fois fou et très bien écrit.

[rating=4]

Shaun le Mouton 2Pour commencer, sachez qu’il n’y a pas un seul dialogue dans Shaun le Mouton. On ne s’en plaindra pas : on comprend tout. Grâce à l’expressivité des personnages. Avec ce film, le studio Aardman retrouve sa superbe sur le plan technique. La pâte à modeler artisanale est de retour, avec ses traces de doigts bien visibles. On a passé un vernis numérique sur elle, mais il n’étouffe pas tout. Il laisse voir le côté humain de la matière. Techniquement, Shaun le Mouton éblouit donc, car on voit le travail déployé. Pour la création des personnages comme pour son animation.

Et si le rythme met un tout petit peu de temps à nous emporter – l’histoire semble au départ déjà-vue – il finit par nous attraper totalement. Le récit prend des détours inattendus. Tout en restant simple, et parfaitement… crédible. Shaun, toute sa famille et le chien Bitzer à la recherche de leur maître, le fermier, dans les rues de la grande ville ? On y croit : le délire n’étouffe pas les personnages. Le film n’en est que plus attachant.

Et les morceaux de bravoure ? Il y en a, et pas qu’un peu : une superbe scène au restaurant ; un coiffeur, élément central du récit, permettant de bonnes situations comiques ; une opération par un docteur chien ; une poursuite finale hyper imaginative… Et les gags ? Le canard qui deale ? Un mystérieux chien fou ?… On aime, enfin, qu’hommes et animaux soient mélangés : l’ensemble évite le niais. Très simple. Et vraiment excellent.

Shaun le Mouton, un film d’animation du studio Aardman, réalisé par Richard Starzak, et Mark Burton. Film d’animation britannique. Durée : 1h25. En salles le 1er avril.

Visuels : © StudioCanal

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Geoffrey Nabavian
Parallèlement à ses études littéraires : prépa Lettres (hypokhâgne et khâgne) / Master 2 de Littératures françaises à Paris IV-Sorbonne, avec Mention Bien, Geoffrey Nabavian a suivi des formations dans la culture et l’art. Quatre ans de formation de comédien (Conservatoires, Cours Florent, stages avec Célie Pauthe, François Verret, Stanislas Nordey, Sandrine Lanno) ; stage avec Geneviève Dichamp et le Théâtre A. Dumas de Saint-Germain (rédacteur, aide programmation et relations extérieures) ; stage avec la compagnie théâtrale Ultima Chamada (Paris) : assistant mise en scène (Pour un oui ou pour un non, création 2013), chargé de communication et de production internationale. Il a rédigé deux mémoires, l'un sur la violence des spectacles à succès lors des Festivals d'Avignon 2010 à 2012, l'autre sur les adaptations anti-cinématographiques de textes littéraires français tournées par Danièle Huillet et Jean-Marie Straub. Il écrit désormais comme journaliste sur le théâtre contemporain et le cinéma, avec un goût pour faire découvrir des artistes moins connus du grand public. A ce titre, il couvre les festivals de Cannes, d'Avignon, et aussi l'Etrange Festival, les Francophonies en Limousin, l'Arras Film Festival. CONTACT : [email protected] / https://twitter.com/geoffreynabavia

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