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[Critique] « Les Croods » Dreamworks pas loin du sans faute dans une comédie d’aventures réjouissante

[Critique] « Les Croods » Dreamworks pas loin du sans faute dans une comédie d’aventures réjouissante

13 avril 2013 | PAR Gilles Herail

[rating=3]Inventif, bondissant, ébouriffant, The Croods est un mélange savoureux d’Avatar et de l’Age de Glace. Une vraie réussite de Dreamworks malgré un scénario une nouvelle fois trop classique.

afficheSynopsis officiel: Lorsque la caverne où ils vivent depuis toujours est détruite et leur univers familier réduit en miettes, les Croods se retrouvent obligés d’entreprendre leur premier grand voyage en famille. Entre conflits générationnels et bouleversements sismiques, ils vont découvrir un nouveau monde fascinant, rempli de créatures fantastiques, et un futur au-delà de tout ce qu’ils avaient imaginé. Les Croods prennent rapidement conscience que s’ils n’évoluent pas… ils appartiendront à l’Histoire

Cela fait déjà plusieurs films que Dreamworks surprend. Le fameux chef d’œuvre, Dragons, merveilleuse histoire d’amitié, prouesse visuelle et narrative du niveau des meilleures Pixar, mais aussi les récentes Cinq Légendes et la série des Kung Fu Panda. The Croods est une comédie d’aventures préhistorique bien plus réussie que les très surestimés et criards Madagascar. Le nouveau Dreamworks est le premier ravissement visuel permanent depuis Avatar. En nous présentant des mondes nouveaux, des paysages, une faune et une flore à l’inventivité débordante et qui fait passer l’âge de glace pour une série animée de seconde zone.

Dreamworks s’est aussi amélioré sur ses points faibles: l’écriture des personnages. La trame dramatique reste malheureusement ultra conventionnelle. Le papa poule un peu rustre arrive parfois à nous émouvoir mais The Croods est souvent maladroit dans ses dialogues moralisants sur la force de la famille. Car l’histoire reprend à la lettre celle du récent Hotel Transylvanie. Une jeune fille en crise d’adolescence qui veut découvrir le monde alentours, étouffée par un père noyé dans la peur de l’extérieur et de l’autre. Et c’est encore une fois un adolescent issu du monde extérieur qui va emmener la fille à dire Je t’aime au père qui lui va comprendre qu’il ne faut s’ouvrir à la curiosité.

Dreamworks ne fait toujours pas dans la finesse mais nous propose un spectacle d’une extrême qualité. Le film surprend par des incursions dans le burlesque et l’absurde jouissives. Notamment dans des scènes d’action familiales hilarantes, à la précision diabolique (la première scène de chasse à l’œuf est le meilleur exemple). La multitude des seconds rôles et le soin apporté aux détails et aux vannes font un bien fou. La belle-mère barrée que papa espère à tout prix voir disparaitre, le bébé chainon manquant entre la bête et l’humain, une petite bestiole inspirée des mignons de Despicable me. Et surtout cette très bonne utilisation du contexte préhistorique, pas aussi déjantée que dans les Rrhhhh des robins des bois mais apportant beaucoup de fraicheur.

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Pixar prend le cinéma d’animation comme une technique, un médium avec lequel il est possible d’explorer tous les genres du 7ème art (la science-fiction, la comédie romantique, le drame d’aventures, le film d’espionnage et bientôt le college movie avec le préquel de Monstres et Cie). Dreamworks remplit lui le vide laissé par la quasi disparition du Disney traditionnel. En réinventant ces comédies d’aventures produites à la pelle dans les années 90 (Aladin, Tarzan, Mulan…). La force de la famille est toujours le sous texte et la virtuosité et l’exotisme sont toujours présents. Dreamworks nous propose un spectacle familial de grande qualité, bien réalisé, respectueux de ses spectateurs, en copiant chez les autres les bonnes idées. Le produit est presque parfait mais l’on regrette les surprises de Dragons qui avait su nous embarquer bien plus loin.

Gilles Hérail

The Croods, un cartoon de Chris Sanders produit par Dreamworks, durée 1h40, sortie en salles le 10 avril 2013

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Gilles Herail

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