Cinema
Crazy, Stupid, Love: beaucoup de bruit pour pas grand chose

Crazy, Stupid, Love: beaucoup de bruit pour pas grand chose

05 septembre 2011 | PAR Clement Fraioli

Dans leur dernier film, Glenn Fiquarra et John Requa, réalisateurs du sympathique I Love You Phillip Morris, s’attaquent au sujet, universel mais casse-gueule, de l’amour au sein des différentes générations.

Dès le début du film, Cal Weaver (Steve Carell) voit sa vie remise en question par la demande de divorce de sa femme Emily (Julianne Moore), qui lui annonce de plus qu’elle l’a trompé avec un certain David Lindhagen (Kevin Bacon). Complètement inadapté au monde des célibataires d’aujourd’hui, Cal va rencontrer Jacob Palmer (Ryan Gosling) qui va le prendre sous son aile afin de lui faire oublier sa femme et démarrer une nouvelle vie. De son côté, le fils de Cal, Robbie, 13 ans, tombe éperdument amoureux de sa baby-sitter de 17 ans, laquelle est éprise de Cal!

Le décor est donc planté pour un chassé-croisé amoureux certes distrayant, mais qui reste néanmoins assez classique. Le casting est marqué par un Steve Carell égal à lui-même, qui se contente de faire le boulot sans trop forcer; il est accompagné par Julianne Moore assez surprenante dans un rôle tragi-comique dans lequel elle peut exprimer sa fraîcheur mais également transmettre des émotions; mais la bonne idée du film reste Ryan Gosling, qui, avec son charme et sa tchatche, est très crédible dans le rôle du Dom Juan des temps modernes. Il faut également souligner la réalisation soignée, servie par une bande-son plutôt agréable. Enfin, les dialogues sont parsemés de quelques répliques bien écrites qui font mouche.

Cependant, tous ces bons côtés sont desservis par un rythme lent et mou qui fait paraître le temps (trop) long… De plus, si les personnages principaux sont généralement réussis, il n’en va pas de même des personnages secondaires, au mieux inintéressants et au pire totalement énervants (la baby-sitter constamment au bord des larmes par exemple). Mais le défaut principal du film reste l’enfilade de clichés qu’il nous sert du début à la fin, tant et si bien que même les personnages du film s’en rendent compte : lorsqu’il se met à pleuvoir juste après une dispute entre Cal et Emily, Carell se fend d’un « quel cliché » qui aurait pu s’appliquer au reste du film. Pour finir, le film nous sert une morale lourde et pesante affirmant que l’amour c’est beau, et qu’il ne faut jamais l’abandonner… Tout ça pour ça.

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Clement Fraioli

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