Cinema

César 2020 : les nominations pour le César du court-métrage

César 2020 : les nominations pour le César du court-métrage

29 janvier 2020 | PAR Julia Wahl

Les nominations aux César ont été annoncées ce matin. Petit tour d’horizon des courts-métrages concernés.

Court-métrages d’animation : une prime à la diversité graphique

Les courts-métrages d’animation qui auront la chance de concourir au César du Meilleur film d’animation sont les suivants :

Ce magnifique gâteau !, de Marc James Roels et Emma de Swaef
Je sors acheter des cigarettes, d’Osman Cerfon
La Nuit des sacs plastiques, de Gabriel Harel
Make It Soul, de Jean-Charles Mbotti Malolo

Un choix qui accorde une large part à la diversité des créations graphiques, du noir et blanc et du style volontiers réaliste de La Nuit des sacs plastique aux couleurs franches et pop de Make it soul ou Je sors acheter des cigarettes, en passant par l’animation d’objets de Ce magnifique gâteau. Un regret toutefois : l’exclusion de la superbe animation de sable de Guaxuma, de Nara Marmande.

Courts-métrages de fiction : entre humour et ancrage social

Voici les nominations de la catégorie « Courts-métrages de fiction » :

Beautiful Loser, de Maxime Roy
Pile Poil, de Lauriane Escaffre et Yvonnick Muller
Le Chant d’Ahmed, de Foued Mansour
Chien bleu, de Fanny Liatard
Nefta Football Club, d’Yves Piat

Bien qu’ils soient, eux aussi, relativement divers, ils se rejoignent en grande partie par leur ancrage dans la réalité sociale de ce début de XXIe siècle. C’est bien entendu le cas de Beautiful Loser, qui nous plonge dans le quotidien d’un junky au sevrage difficile, du Chant d’Ahmed, qui se passe dans les bains-douches de Paris, lieu de rencontre de toutes les misères, de Nefta Football Club, entre pauvreté et trafic de drogue ou de Chien bleu, qui mêle misère sociale et affective. La touche d’humour est apportée par Pile poil, qui nous fait vivre avec légèreté la difficile obtention d’un CAP d’esthéticienne par une jeune apprentie. Peut-être peut-on toutefois regretter l’absence d’Odol Gorri, de Charlène Favier, d’Air comprimé, d’Antoine Giorgini, ou du Discours d’acceptation glorieux de Nicolas Chauvin, de Benjamin Crotty.

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Julia Wahl
Après dix ans d'enseignement des lettres en lycée, je travaille actuellement à la compagnie de danse verticale Retouramont comme chargée de diffusion et de production. Auparavant, j'ai œuvré six mois à l'Action culturelle du Mouffetard-Théâtre des arts de la marionnette. A côté des ces activités professionnelles, je chronique régulièrement le cinéma, le théâtre et la politique culturelle pour Toute la Culture.

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