Cinema

Cannes : nouvelle année de scandale(s)?

10 mai 2010 | PAR Geraldine Pioud

Tous les ans l’histoire se répète : que ce soit pour des affaires politiques, sociales ou de moeurs, Le Festival de Cannes a une réputation sulfureuse. Et quoi de mieux, à quelques jours de l’ouverture de cette 63e édition, qu’un nouveau scandale venant éclabousser la Croisette?

Remercions cette année Silvio Berlusconi et ses lieutenants qui ont décidé de boycotter le Festival de Cannes suite à la sélection officielle, mais hors compétition, de Draquila l’Italia che trema (Draquila, l’Italie qui tremble), de Sabina Guzzanti, une imitatrice spécialiste de la satire politique. Son film, projeté en séance spéciale, s’est déjà attiré les foudres du gouvernement italien : le ministre italien de la Culture, Sandro Bondi, le considère comme un « film de propagande […] qui offense la vérité et le peuple italien dans son entier». Une réaction qui n’a pas l’effet espéré puisque malgré lui, Monsieur Bondi (et ses amis) ont offert une promotion gratuite et de grande ampleur à ce documentaire sur Berlusconi et le séisme de l’Aquila.

Quoi qu’en pense le gouvernement italien, nous ne pouvons que saluer l’initiative des sélectionneurs du Festival de Cannes qui ont décidé, quoi que cela en coûte, de parler de l’essentiel : le cinéma fait vibrer le coeur, l’esprit et les tripes… et parfois les trois à la fois! C’est de cette façon que l’on atteint l’essence même du 7e art. Prenons le pari que ce scandale est peut-être celui qui en cache d’autres, car cette année encore la sélection n’a pas froid aux yeux. Dans la Quinzaine des Réalisateurs, on peut trouver un film sur une famille cannibale, Somos lo que hay (We are what we are), du mexicain Jorge Michel Grau, et un film d’horreur en plan séquence, La casa muda (The silent house) de Gustavo Hernandez, basé sur une histoire vraie qui s’est passée à la fin des années 1940 dans un petit village d’Uruguay (rien que la bande annonce est effrayante!). Et la Semaine de la Critique a décidé de s’ouvrir avec Le nom des gens, de Michel Leclerc, qui raconte l’histoire d’une jeune femme qui n’hésite pas à coucher avec ses ennemis (les gens de droite) pour les convertir à sa cause.

Alors une chose est sûre, du 12 au 23 mai 2010, Cannes n’aura de cesse de nous surprendre!

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Geraldine Pioud

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