Cinema
Cannes – la sempiternelle guerre des accréditations, vue par Pénélope Bagieu

Cannes – la sempiternelle guerre des accréditations, vue par Pénélope Bagieu

19 mai 2011 | PAR Smaranda Olcese

Le festival bat son plein !

Les plus réputés ont déjà gravi les marches, se sont fait ovationner ou huer.

L’enthousiasme des festivaliers, après un premier week-end euphorique, commence à retomber, se stabilise à un niveau de croisière où l’on ne se préoccupe plus de savoir comment arracher un regard à je ne sais quelle star. Il s’agit plutôt de trouver les ressources pour tenir jusqu’à la fin. Et cela n’a strictement rien à voir avec la qualité des films en compétition ou dans les sélections parallèles. Tout le monde s’accorde d’ailleurs à dire que le cru 2011 est particulièrement généreux. Mais la course à tout va sur la Croisette entre les différentes salles de projections, les queues d’une heure et demi, parfois sans espoir, pour entrer à un film, la chasse aux invitations qui permettront d’éviter justement ces files d’attente ou encore mieux, le gros lot, de monter les marches avec l’équipe d’un des films de la sélection officielle, les soirées fabuleuses où l’on arrive à entrer à 5 alors que l’on dispose seulement de 3 invites après des longues négociations avec les vigiles ou maintes autres stratagèmes, le réveil à 7 heures du mat après une nuit quasi blanche pour s’engouffrer dans une salle la seule à laquelle notre badge nous donnait l’accès, tout cela mine de rien fatigue énormément. Même ceux qui s’était promis de garder la tête froide et de porter un regard critique et détaché sur la foire qui s’étale parfois de manière grotesque sur la Croisette, succombent eux aussi, à un moment donné, à la surexcitation générale. Rares sont les festivaliers qui ont la force de préférer un film chilien de la sélection Un certain regard à la montée de marches de Pirates des Caraïbes en compagnie de Johnny Depp himself… Tout ceci se passait le week-end dernier. Depuis, les novices du festival ont eu le temps de se faire une raison, à la chasse désespérée aux vedettes, ils vont préférer les projections de films rares qui ne sortiront peut être jamais en salles à Paris.

Pour ceux qui ont décidé de descendre à Cannes pour les derniers jours du festival, une familiarisation avec la hiérarchie impitoyable des accréditations est nécessaire. Pénélope Bagieu la décrypte pour vous de manière ludique et imagée, sans faire l’économie du cynisme qui anime cette organisation draconienne. Créatrice de bande dessinée, elle est invitée par la rédaction du magazine culturel Metropolis diffusé sur ARTE à tenir un journal du festival. Toutelaculture vous recommande chaleureusement son intervention du samedi 14 mai où elle passe en revue le code couleur des fameux badges et s’attarde également sur le quotidien des rédactions en déplacement à Cannes dans les appartements de service qui tournent à feu continu. Ses publications sont à suivre quotidiennement sur le site d’Arte. Toute une histoire du festival se profile déjà en traits nerveux et drôles. Ses impressions sur le nouvel Almodovar, qui devraient paraître demain, sont très attendues.

Le site de Métropolis / Arte

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