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Cannes, jour 9, Nicole Kidman en baby-doll rouge, à la découverte de l’Amérique avec Ken et Sarah Burns et la Biélorussie stoïque de Sergei Loznitsa

Cannes, jour 9, Nicole Kidman en baby-doll rouge, à la découverte de l’Amérique avec Ken et Sarah Burns et la Biélorussie stoïque de Sergei Loznitsa

24 mai 2012 | PAR Yaël Hirsch

Deuxième journée de grand soleil d’affilée sur la Croisette. Malgré une très grande fatigue se faisant sentir parmi les journalistes hagards et stressés, personne n’aurait manqué la séance de 8h30 du matin dans la salle Lumière.

Loin des finesses indépendantes de « Precious » le talentueux Lee Daniels affichait un casting de rêve pour l’adaptation du roman de Pete Dexter « Paperboy » : Nicole Kidman en Milfe lubrique, Zac Efron en éternel sex symbol, John Cusack en meurtrier et Matthew McConoghey en journaliste gay. Sans oublier la chanteuse Macy Gray en narratrice-nourrice pour une histoire sanglante dans les marécages de Floride (voir notre critique).

A 10h30, nous avons rencontré les trois réalisateurs de « The Central Park Five » pour une interview tout au bout du ponton de la plage du Majestic (voir la vue ci-dessus), si bien que nous parlions de l’Amérique entourés de mer bleue. Propos à découvrir incessamment sous peu, ici.

Le temps d’écrire un ou deux articles, pas de déjeuner avant d’entrer dans l’amphithéâtre Debussy pour le premier film que nous devons à une femme, la réalisatrice Catherine Corsini. Histoire d’une femme généreuse (Clotilde Hesme) se retrouvant entre la femme d’un accidenté de la route (Arta Dobroshi) et le chauffard l’ayant renversé et pris la fuite sans réflechir (Raphaël Personnaz) ; « Les Trois Mondes » est assez invraisemblable malgré la jolie performance de Clotilde Hesme.

Dans l’après-midi c’est nous qui avons été interviewés par Guillaume Dimanche pour un joli projet dont nous vous reparlerons, 3QS.

Enfin, après une longue file assez agréable sous le soleil, nous avons eu la chance de découvrir l’immense réalisateur ukrainien Sergei Loznitsa pour son film sublime et exigeant, « Dans la brume » (Voir notre critique).

Au même moment, la semaine de la critique où nous n’avons pas eu le temps de nous rendre, annonçait ses lauréats. Séances de rattrapages demain à Cannes et début juin à Paris. Les prix, ici.

 

Dans la brume, Sergei Loznitsa offre une plongée magistrale dans l’honneur hivernal d’un résistant bielorusse
Les immortelles de Rabeux
Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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