Cinema
Cannes, jour 5 : le grand ouest féministe de Tommy Lee Jones, les étoiles noires de Cronenberg, et un coréen qui tue

Cannes, jour 5 : le grand ouest féministe de Tommy Lee Jones, les étoiles noires de Cronenberg, et un coréen qui tue

19 mai 2014 | PAR La Rédaction

Le film le plus intéressant de la journée  n’était pas dans la compétition, mais à la Quinzaine. Et il fallait partir du côté de la Corée qui comme souvent nous surprend avec ses polars violents. La surprise était au rendez-vous dans A Hard Day où Kim Seong-Hun joue avec nos nerfs tout en nous faisant rire aux éclats : une séance jouissive !

La journée a commencé dans le grand Ouest avec la projection du western attendu de Tommy Lee Jones, où il joue le premier rôle du « Homesman ». Cavalier qui accompagne la courageuse Hilary Swank (joli rôle pour un vrai retour au premier plan et palme possible) dans sa mission de pionnière pieuse : ramener à l’est trois femmes de leur village sur la « frontier » car elles ont perdu la raison. Classique dans sa facture, malgré sa quête un peu absurde qui donne parfois à rire, le film séduit par son personnage de femme encore plus fort que Docteur Quinn femme médecin.

Pour lire notre critique de The Homesman, cliquez

La session du matin de Un certain regard  était pleine a craquer nous a menés vers les cimes des Alpes, avec un regard grinçant comme seuls les nordiques savent le projeter : Turist (ou en VF : Force majeure) de Ruben Ostlünd est une belle autopsie du couple à la lumière blanche de la neige. L’esthétique est magnifique, l’humour est là, mais le rythme patine encore un peu une fois que le climat de malaise des cimes est posé.

Pour lire notre critique de Force Majeure, cliquez.

La suite sera moins douce à Un certain regard aujourd’hui: tout d’abord, de jeunes Espagnols passés du côté du mal, captés par la caméra sensible de Jaime Rosales. Les aventures tout ce qu’il y a de plus ordinaires et sinistres de Natalia et Carlos, dans un film lent qui parvient à tenir la longueur et à accrocher, La Belle Jeunesse.

Pour lire notre critique de La Belle Jeunesse, cliquez.

 

Un petit rendez-vous avec Viggo Mortensen pour se réconforter ? Pas vraiment, car il est le héros d’un film qu’il a produit, et qu’il vient présenter sur scène, banderole de soutien à une équipe de foot argentine à l’appui. Car c’est un argentin qui réalise, et pas n’importe lequel: le très expérimental Lisandro Alonso. Dans Jauja, on verra donc beaucoup, beaucoup, beaucoup Viggo, et puis la Patagonie aussi. Et puis…

Pour lire notre critique de Jauja, cliquez.

Tandis que du côté de la Quinzaine, on prenait le chemin de l’Argentine pour suivre les aventures rocambolesques d’un jeune garçon et de sa mère qui tentent de fuir un père violent. Dans Refugiado, la tendresse côtoie la violence pour un rendu cinématographique de qualité.

Pour lire notre critique de Refugiado, cliquez.

A 15h30, petit crochet pour passer par le short film corner du marché du film. Nous avons pu voir le court-métrage de Nicolas Novak produit par Gengis Khan Entretien d’embauche. Dans un univers kafkaïen et géométrique que le côté Pierre Richard du personnage principal accentue encore, après maintes portes et une armée de candidats, l’entretien d’embauche du jeune candidat surdiplômé (Benjamin Wangermée) se transforme en rodéo. Avec des phrases cultes, une belle énergie et une jolie découverte.

Dans  la suite de l’après-midi, nous avons pu boire un café sur la sympathique plage Nespresso où l’on nous a parlé d’un projet original : les stars du branding, Oscar Generale et Domenico Giannini ont décidé de donner une grande fête à la Villa Saint George, le 21 mai prochain, afin de faire parler de leur projet d’hôtel de luxe à Bélize, le Puerto Azul Exclusive Reports & Hotel. Originalité de cette soirée? Les people attendus John Travolta, Hilary Swank, Heidi Klum, Andera Bocelli (au concert) et Adrian Brody (aux platines). La soirée se donne aussi au profit de l’organisation humanitaire « The tree of dreams« , qui agit dans la région de l’hôtel de rêve pour lutter contre la pauvreté.. A suivre.

Enfin, nous avons découvert A Hard Day, notre film de la journée. Ce polar coréen au titre évocateur ne laisse pas de répit à son personnage principal ni au spectateur qui se crispe devant des situations dantesques. Le rire se mêle au thriller, la tension était palpable dans les rangées du Théâtre Croisette à mesure que l’issue finale se dessinait. Avant la séance, c’est un réalisateur détendu qui est apparu et qui accompagné de son producteur a réalisé un selfie avec comme arrière plan, une salle les mains en l’air pour partager ce moment qui rappelle le fameux selfie des Oscars. A l’issue de la projection, l’ovation est méritée pour le premier film de Kim Seong-Hun. Toute La Culture partira à sa rencontre dès demain matin pour découvrir les secrets du film !

Le soir, envolée vers des étoiles pas très reluisantes avec le nouveau David Cronenberg, présenté en compétition. Maps to the Stars est un film dont le sens vous appartiendra, lisez notre critique pour vous en rendre compte. Mélange de grand et de petit, de général et de particulier, d’Hollywood et d’histoires de famille, il surprend, il convainc – par ses aspects techniques – il irrite, il rebute aussi… Et il fatigue un peu. D’un autre côté, à cette heure-ci, on a d’autres étoiles à aller rejoindre. Good night, assez courte donc.

Pour lire notre critique de Maps to the Stars, cliquez.

Yaël Hirsch, Geoffrey Nabavian et Hugo Saadi.

Visuel: Fabian Casas (à gauche), scénariste de Jauja, et Viggo Mortensen © Geoffrey Nabavian 

 

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