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Cannes, jour 3 : un Lobster grinçant, rencontre avec Jacques Attali, Desplechin à la Quinzaine et Gus van Sant en compétition

Cannes, jour 3 : un Lobster grinçant, rencontre avec Jacques Attali, Desplechin à la Quinzaine et Gus van Sant en compétition

16 mai 2015 | PAR La Rédaction

Soleil immuable sur la croisette, et vent violent porteur de poussière, la journée a été riche en projections marquantes et en événements inattendus.

Et tout a commencé comme il se doit à 8h30 aux marches du Palais pour la projection très attendue du Lobster de Yorgos Lanthimos. Le passage à Hollywood du grinçant réalisateur grec a été couronné de succès avec un Colin Farrell méconnaissable, le retour agréable de Rachel Weisz et une fable dystopique plus que bien vue. L’amour rend-t-il aveugle? Les codes sociaux y président ! Cochez la bonne case s’il vous plaît, celle du couple bien rangé, sinon, c’est la vie animale ou sauvage qui vous attend, que ce soit sous la forme d’un chien, d’un homard ou d’une horde hirsute de nomades qui créent leurs propres tombes. Tout ça gracieusement, sur une image viscontienne et quelques cordes lancinantes de Schubert. Un petit peu long peut-être mais magnifiquement bouclé. Voir notre article ici et ci-dessous nos premières impressions.

Courant d’un si bon pas, dans la foulée nous avons couru à la projection presse du Woody Allen. L’Homme irrationnel n’a pas déplu aux fans grâce au tandem Emma Stone – Joaquin Phoenix, mais le scénario de cette variation côté Est du crime parfait était tout de même trop léger pour nous mener au bon port du divertissement, à travers les clichés affectionnés par le réalisateur. Voir notre article ici.

Du côté de la Quinzaine des réalisateurs, la projection la plus attendue de la journée était celle du film de Arnaud DesplechinTrois souvenirs de ma jeunesse (voir notre article ici). Une séance dépaysante se tenait aussi à la Quinzaine avec la belle plongée onirique en pleine jungle amazonienne dans le film  El Abrazo de la Serpiente (lire notre critique ici).

Enfin, une découverte marquante, programmée à Un certain regard : Béliers. Histoire dure et cruelle de moutons islandais, pour lesquels deux frères, bourrus, vieux garçons, éleveurs depuis des lustres, s’affrontent. Lire notre critique ici. Et notre interview vidéo du brillant réalisateur Grimur Hakonarson est à visionner ci-dessous :

Un des grands galas de la soirée du 15 mai était celui de la Positive Planet Foundation, l’ONG soutenant l’économie de long-terme créée par Jacques Attali. Nous avons pu rencontrer ce dernier pour qu’il nous parle de l’économie positive et du rôle que jouerait ce dîner de charité pour une des deux ONG françaises (l’amfAR) présentes par ce biais à Cannes. En quelques minutes, nous avons encore une fois appris beaucoup !

Gus van Sant, lui, n’a guère rallié les mêmes suffrages positifs. A Toute la culture, il ne nous a pas scandalisés, juste ennuyés. Si vous avez commencé à entendre des choses terribles sur La Forêt des songes, cliquez pour lire notre critique. Qui tente d’extraire quelques scènes réussies du ratage général…

A part un petit passage par le bar du Grand Hôtel bourdonnant, la fin de la soirée a été studieuse. Peu de champagne et beaucoup d’écriture. Rendez vous demain pour les échos cannois du samedi 16 mai. Au programme : Moretti, Amy Winehouse, le sculpteur Li-Chen et Carol de Todd Haynes…

Retrouvez tous les films du Festival dans notre dossier Cannes

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