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Cannes 2021 : les films de la 60e Semaine de la Critique

Cannes 2021 : les films de la 60e Semaine de la Critique

07 juin 2021 | PAR Geoffrey Nabavian

Pour son 60e anniversaire, la prestigieuse section cannoise fait la part belle aux sujets forts et au cinéma français ambitieux.

Du 7 au 15 juillet, la section Semaine de la Critique du Festival de Cannes donnera à découvrir une sélection de films, courts et longs, qui empoignent pour la plupart des sujets forts. « L’amour est au cœur de cette 60e Semaine de la Critique« ,  affirme son délégué général Charles Tesson, en précisant aussi que les sept longs-métrages retenus en Compétition sont des premiers films, et que les treize longs réunis cette année forment une sélection « pour la première fois paritaire« .

En 2021 à Cannes, la Semaine de la Critique s’ouvrira donc avec la projection de Robuste, film de Constance Meyer dans lequel Gérard Depardieu joue un acteur vieillissant, confronté à une jeune femme jouée par Déborah Lukumuena, l’une des deux révélations de Divines. En clôture, Une histoire d’amour et de désir de Leyla Bouzid brillera, en contant la rencontre entre un jeune homme algérien et une jeune fille tunisienne sur les bancs d’une université.

Un film a l’honneur, cette année, d’arborer l’étiquette du Film du 60e anniversaire de la section : il s’agit des Amours d’Anaïs, de Charline Bourgeois-Tacquet, dans lequel Anaïs Demoustier se trouve prise dans le tourbillon des sentiments, avec également à son casting Denis Podalydès, Valeria Bruni Tedeschi, et les splendides Christophe Montenez et Jean-Charles Clichet.

L’une des Séances spéciales verra le retour de Samuel Theis avec un nouveau film, faisant suite à Party Girl, lauréat de la Caméra d’or à Cannes en 2014 (et co-réalisé avec Claire Burger et Marie Amachoukeli)  : dans Petite nature, il observera l’itinéraire d’un enfant de dix ans très précoce, issu d’une cité HLM et rencontrant un professeur qui le marque beaucoup (joué par Antoine Reinartz). Dans la même catégorie de projections sera offert aux regards le premier film réalisé par Sandrine Kiberlain, Une jeune fille qui va bien, dans lequel Rebecca Marder incarne une jeune fille juive vivant ses dix-neuf ans dans le Paris de 1942, pendant les années noires de l’Occupation (avec également au casting, l’immense André Marcon). Projeté également dans le cadre d’une Séance spéciale, Bruno Reidal de Vincent Le Port empoigne un sujet choc : le suivi d’un jeune homme coupable d’infanticide dans le Cantal par un criminologue, au tout début du XXe siècle.

Compétition et Courts-Métrages

En Compétition pour le Grand Prix Nespresso de la Semaine de la Critique figurera Amparo de Simon Mesa Soto, consacré au parcours d’une mère colombienne dont le fils a été appelé par l’armée et opère dans une région très dangereuse. Feathers d’Omar El Zohairy observera l’itinéraire d’une femme s’affirmant dans une famille patriarcale après que d’étranges phénomènes magiques aient envahi son quotidien. La Femme du fossoyeur de Khadar Ayderus Ahmed suivra un homme travaillant comme fossoyeur à Djibouti, devant faire urgemment opérer son épouse qu’il aime plus que tout. Libertad, de Clara Roquet, suivra deux jeunes filles en vacances sur la Costa Brava, en Espagne. Olga, d’Elie Grappe, s’attachera à une jeune gymnaste tiraillée entre Suisse et Ukraine, pays où sa mère journaliste couvre un soulèvement.

Enfin, du côté des longs-métrages projetés en Compétition, seront à voir également Piccolo Corpo, de Laura Samani, dans lequel une mère italienne cherche à obtenir le baptême pour son enfant mort-né, au tout début du XXe siècle. Et enfin, dans Rien à foutre, de Julie Lecoustre et Emmanuel Marre, Adèle Exarchopoulos jouera une hôtesse de l’air adepte de la vie au jour le jour.

La catégorie Courts-Métrages réunira les films suivants, concourant pour les Prix de la section : Brutalia, Jours de labeur de Manolis Mavris ; Lili, toute seule de Zou Jing ; An invitation d’Hao Zhao et Yeung Tung ; Inherent de Nicolai G.H. Johansen ; Intercom 15 d’Andrei Epure ; If it ain’t broke d’Elinor Nechemya ; Noir-Soleil de Marie Larrivé ; Safe d’Ian Barling ; Soldat noir de Jimmy Laporal-Trésor ; et Hors de l’eau de Jela Hasler.

Quatre courts-métrages sélectionnés au Festival du film de Morelia seront également à mis à l’honneur : Bisho de Pablo Giles ; La oscuridad de Jorge Sisto Moreno ; Pinky Promise d’Indra Villasenor Amador ; et A face covered with kisses de Mariano Renteria Garnica.

La Semaine de la Critique du Festival de Cannes 2021 se déroulera du 7 au 15 juillet 2021. Le réalisateur Cristian Mungiu est le Président de son jury longs-métrages cette année.

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Visuel : affiche de la Semaine de la Critique 2021

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Geoffrey Nabavian
Parallèlement à ses études littéraires : prépa Lettres (hypokhâgne et khâgne) / Master 2 de Littératures françaises à Paris IV-Sorbonne, avec Mention Bien, Geoffrey Nabavian a suivi des formations dans la culture et l’art. Quatre ans de formation de comédien (Conservatoires, Cours Florent, stages avec Célie Pauthe, François Verret, Stanislas Nordey, Sandrine Lanno) ; stage avec Geneviève Dichamp et le Théâtre A. Dumas de Saint-Germain (rédacteur, aide programmation et relations extérieures) ; stage avec la compagnie théâtrale Ultima Chamada (Paris) : assistant mise en scène (Pour un oui ou pour un non, création 2013), chargé de communication et de production internationale. Il a rédigé deux mémoires, l'un sur la violence des spectacles à succès lors des Festivals d'Avignon 2010 à 2012, l'autre sur les adaptations anti-cinématographiques de textes littéraires français tournées par Danièle Huillet et Jean-Marie Straub. Il écrit désormais comme journaliste sur le théâtre contemporain et le cinéma, avec un goût pour faire découvrir des artistes moins connus du grand public. A ce titre, il couvre les festivals de Cannes, d'Avignon, et aussi l'Etrange Festival, les Francophonies en Limousin, l'Arras Film Festival. CONTACT : [email protected] / https://twitter.com/geoffreynabavia

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