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[Cannes 2021, Cannes Première] Marx peut attendre, ou Marco Bellocchio analyste de son histoire familiale

[Cannes 2021, Cannes Première] Marx peut attendre, ou Marco Bellocchio analyste de son histoire familiale

19 juillet 2021 | PAR Geoffrey Nabavian

Documentaire sur une histoire personnelle, au ton solaire, Marx peut attendre permet à Marco Bellocchio de retracer son récit familial, et de le replacer au cœur de l’histoire italienne. Un film présenté au Festival de Cannes avant la remise du Prix pour l’ensemble de sa carrière au réalisateur italien.

Marx peut attendre est un documentaire au ton personnel démarrant alors que le réalisateur Marco Bellocchio a réuni sa famille et s’apprête à retracer son histoire à lui, dans les rangs de cette fratrie. Photos et images vidéo du passé, issues de cet héritage familial et de l’histoire italienne, et témoignages des proches du cinéaste composent la matière de ce long-métrage. Dans une forme simple et une atmosphère solaire, un éclairage est progressivement apporté sur le parcours de l’artiste, mais aussi sur la place que tiennent certains absents, au sein de ce parcours familial.

« Mauvais choix » fait en 1946, lorsque la famille vota majoritairement pour la royauté, puis par la suite différenciation assez forte au sein de cette fratrie entre les très engagés et les autres : sans que rien ne soit littéralement figuré à l’écran, les faits décrits captivent, car le rythme de la « narration » reste alerte. Avec cet essai, Bellocchio parvient à faire résonner son histoire à lui au sein de la grande Histoire, et à atteindre aussi quelque chose d’universel, tout en restant tout du long plaisant et pas lassant.

Marx peut attendre est présenté au Festival de Cannes 2021 au sein de la nouvelle section Cannes Première, alors que le réalisateur Marco Bellocchio reçoit cette année un Prix pour l’ensemble de sa carrière.

Retrouvez tous les films du Festival dans notre dossier Cannes 2021

Le Palmarès final du Festival de Cannes 2021 est à découvrir ici

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Visuel : © Kavac Film / IBC Movie / Rai Cinema / Tender Stories

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Geoffrey Nabavian
Parallèlement à ses études littéraires : prépa Lettres (hypokhâgne et khâgne) / Master 2 de Littératures françaises à Paris IV-Sorbonne, avec Mention Bien, Geoffrey Nabavian a suivi des formations dans la culture et l’art. Quatre ans de formation de comédien (Conservatoires, Cours Florent, stages avec Célie Pauthe, François Verret, Stanislas Nordey, Sandrine Lanno) ; stage avec Geneviève Dichamp et le Théâtre A. Dumas de Saint-Germain (rédacteur, aide programmation et relations extérieures) ; stage avec la compagnie théâtrale Ultima Chamada (Paris) : assistant mise en scène (Pour un oui ou pour un non, création 2013), chargé de communication et de production internationale. Il a rédigé deux mémoires, l'un sur la violence des spectacles à succès lors des Festivals d'Avignon 2010 à 2012, l'autre sur les adaptations anti-cinématographiques de textes littéraires français tournées par Danièle Huillet et Jean-Marie Straub. Il écrit désormais comme journaliste sur le théâtre contemporain et le cinéma, avec un goût pour faire découvrir des artistes moins connus du grand public. A ce titre, il couvre les festivals de Cannes, d'Avignon, et aussi l'Etrange Festival, les Francophonies en Limousin, l'Arras Film Festival. CONTACT : [email protected] / https://twitter.com/geoffreynabavia

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