Cinema

Cannes 2018, Semaine de la critique : nos pronostics de la compétition

Cannes 2018, Semaine de la critique : nos pronostics de la compétition

16 mai 2018 | PAR Aurore Garot

Ce soir, le palmarès de la Semaine de la Critique sera enfin dévoilé lors de la cérémonie de remise des prix qui se déroule à 18h45…Toute La Culture se lance dans les pronostics !

La compétition est rude cette année. La Semaine de la critique, section parallèle du Festival de Cannes, nous a proposé une sélection riche en films extraordinaires, qui nous ont ému, nous ont faire rire, et nous ont fait réfléchir sur la guerre, l’amour, la liberté, l’indépendance, l’engagement, et bien d’autres thèmes plus d’actualité que jamais.

Les long-métrages en compétition :

Chris the Swiss de Anja Kofmel (Suisse/Croatie/Allemagne/Finlande)
Diamantino de Gabriel Abrantes et Daniel Schmidt (Portugal/France/Brésil)
Egy Nap (One day) de Zsofia Szillagyi (Hongrie)
Fuga (Fugue) d’Agnieszka Smoczycska (Pologne, République Tchèque, Suède)
Kona fer í stríð (Woman at War) de Benedikt Erlingsson (Islande, France, Ukraine)
Sauvage de Camille Vidal-Naquet (France)
Sir (Monsieur) de Rohena Gera (Inde/France)

Nos pronostics : 

Parmi nos favoris, trois des sept films présentés méritent selon nous, le Grand Prix Nespresso: Chris the Swiss, Woman at War et Sauvage. Nous vous avions dit que la compétition était rude !

Chris the Swiss de Anja Kofmel, est sans aucun doute l’une des pépites de la Semaine. Anja Kofmel présente un documentaire animé exceptionnel par sa beauté, troublant et terrifiant par sa noirceur. Un retour sur la guerre civile sanglante en ex-Yougoslavie (1991-2001) à travers le sombre destin d’un jeune reporter de guerre suisse, prêt à se mettre en danger pour relater son histoire.

Sauvage de Camille Vidal-Naquet, est un portrait à la fois brutal et tendre d’un jeune prostitué gay, Léo, amoureux, candide et solaire vivant dans son propre monde, erre dans la ville, dort sur le trottoir, fume du crack et aborde les clients sur le bord de la route…parce qu’il en a envie. Libre comme l’air, sans chaînes, sans morale, sans code, il est un personnage d’une incroyable douceur qui nous emmène dans une réalité pourtant dérangeante et brutale.

Woman at War de Benedikt Erlingsson nous raconte l’histoire d’un activiste écologiste cinquantenaire, mécontente de l’industrie de l’aluminium qui se développe dans son pays. Entre les merveilleux paysages d’Islande, l’humour formidablement absurde du film (apporté notamment par l’orchestre) et ce portrait magnifique d’une femme tiraillée entre ses valeurs écologiques et son désir d’être mère… Woman at War a tout d’un film lauréat.

Pour le Prix de la Fondation Louis Roederer de la révélation, décerné pour la première fois au meilleur(e) comédien(ne) jouant dans l’un de ces sept films en compétition, nous misons sur Félix Maritaud interprète de Léo dans Sauvage, qui nous a éblouis par son talent déjà remarqué dans 120 battements par minute de Robin Campillo dans un rôle secondaire. L’acteur s’est surpassé pour son premier grand rôle et nous a offert un moment de toute beauté. La deuxième favorite de Toute La Culture est Tillotama Shome interprète de Ratna, la servante de Sir (Monsieur), qui a su incarner avec beaucoup de sincérité son personnage indépendant à la volonté de fer.

Suivez-nous sur Twitter dès 18h45 pour découvrir les grands gagnants de cette compétition !

Visuels : ©Simon Guy Fässler ©Jacques Girault  ©Dominique Colin ©Bergsteinn Björgúlfsson ©Semaine de la Critique

 

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