Cinema
Bernadette Lafont nous a quittés. Retour sur une carrière de 50 ans entre Nouvelle Vague et comédie populaire

Bernadette Lafont nous a quittés. Retour sur une carrière de 50 ans entre Nouvelle Vague et comédie populaire

25 juillet 2013 | PAR Gilles Herail

 

Bernadette Lafont nous a quittés ce 25 juillet à l’âge de 74 ans. Retour sur la carrière d’une actrice populaire qui a parcouru les époques et les genres cinématographiques pendant plus de 50 ans.

Bernadette Lafont se fait d’abord connaitre en égérie de la Nouvelle Vague. Grâce à Chabrol (avec qui elle tournera 6 films), elle se révèle dans Le beau Serge et Les Bonnes Femmes. Sa réputation est lancée et l’actrice multipliera les petits rôles dans les années 1960. Au début des années 1970, sa carrière culmine chez Truffaut (Une belle fille comme toi), Eustache (La maman et la putain) et Nelly Kaplan (La fiancée du pirate). Elle remporte un césar en 1986 pour l’un de ses plus beaux rôles dans l’Effrontée où elle donne la réplique à Charlotte Gainsbourg. L’actrice se fait plus rare dans les années 1990 mais prend toujours plaisir à alterner drame et comédie.

Les plus jeunes générations auront connu une autre Bernadette Lafont. Celle qui retrouve le succès avec des rôles comiques devenus cultes, en mère poule étouffante dans Prête moi ta main, dans Les Petites Vacances ou encore La première étoile, autre succès populaire où son personnage de voisine raciste forme un très beau couple de comédie avec Michel Josnaz. Des personnages de mère ou de grands-mères à fort caractère où le bagout naturel de l’actrice font merveille. Loin de la nouvelle Vague de ses débuts, Bernadette Lafont nous quitte sur un de ses plus gros succès personnels. Une petite comédie venue de nulle part où elle crève l’affiche en compagnie de deux autres professionnelles de la comédie (Carmen Maura et Dominique Lavanant).

Cette Paulette, version modernisée et rajeunie de Tatie Danielle a conquis le cœur des français il y a un an. La voix, le phrasé et le sens de la comédie de l’actrice y étaient pour beaucoup. Ce petit bout de bonne femme aigrie, raciste et râleuse se découvrant une seconde jeunesse en dealant du shit pour arrondir ses fins de mois restera dans les annales et aura conclu en beauté une carrière discrète mais impressionnante.

Gilles Hérail.

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Gilles Herail

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