Cinema

[BERLINALE] Helle Nächte : Du subtil à l’ennui, il n’y a qu’un pas

[BERLINALE] Helle Nächte : Du subtil à l’ennui, il n’y a qu’un pas

15 février 2017 | PAR William Meignan

Le réalisateur Thomas Arslan (Gold) livre avec Helle Nächte, l’un des trois long-métrages allemands en compétition, un film esthétiquement beau qui peine toutefois à vraiment emporter le spectateur, voire même qui l’ennuit profondément.

Michael décide de se rendre en Norvège pour les funérailles de son père. Il emmène dans ce voyage son fils, Luis, avec qui il a une relation très distante depuis sa séparation avec la mère de ce dernier. C’est avec beaucoup de détermination que Michael va essayer, pendant cette expédition, de regagner la confiance de son fils. Cela va se révéler plus dur que prévu.

Ce road movie au rythme extrêmement lent est finalement très convenu. Les conversations sont terriblement plates et les longues scènes d’un père et d’un fils silencieux dans leur voiture, dans leur tente ou autour d’un feu réalisent pour unique exploit de lasser le spectateur sur la durée : les personnages peinent à prendre de la profondeur. Ce sont pourtant deux acteurs qui ont déjà su nous convaincre : Georg Friedrich dans Wilde Maus en compétition et Tristan Göbel visiblement adepte des road movies dans Tschick (2016).

Le parti pris du réalisateur semble clair : il veut subtilement suggérer l’évolution des personnages jusqu’à une scène finale où le père et le fils, après s’être longuement couru après, finissent par trouver un semblant de paix. Ce choix semble tout aussi maladroit que la relation qui lie les deux personnages puisque ni le père, qui oscille en mutisme et hostilité, ni le fils adolescent apathique et antipathique ne semblent, eux-mêmes, pas convaincu par cette conclusion.

Finalement, si les paysages norvégiens donnent envie de se mettre à la randonnée, le drame père-fils, Helle Nächte, est aussi peu passionnant que les forêts scandinaves sont peuplées.

 

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