Cinema

Berlinale 2011, c’est parti du 10 au 20 février

14 février 2011 | PAR Coline Crance

La berlinale a ouverte ses portes jeudi dernier pour dix jours sous la présidence d’Isabella Rosselini. 16 films sont en compétition pour l’ours d’or.  Cette néne Belrin fait la part belle à de jeuens cinéstes. Les films en compétition sont le fruit d’une jeune génération de réalisateur qui traitent notamment les problèmes relationnels de trentenaires au creux de la vague. La jeunesse mais aussi l’engagement politique sont de rigueur dans cette nouvelle édition.

La Berlinale a nommé Jafar Panahi membre du jury car il est toujours retenu par les autorités en Iran. Sa chaise en signe de solidarité restera vide pendant toute la durée du festival et ses films seront projetés. Dieter Kosslick, le directeur du festival a souligné l’importance d’un tel message dans le contexte de révolte que vit le monde arabe et qui pourraient s’étendre à l’Iran :  » Qui eut cru, il y a à peine un mois, que nombre d’entre-nous ait dû annuler leur séjour ensoleillé en Tunisie ? » Jolies paroles certes et grande profondeur de réflexion, mais qui laisse de côté une autre affaire de ce festival qui semble être bien passée à la trappe…

Le cinéaste russe Cyril Tushi est sous pression depuis plusieurs semaines. Il a subi dans ses locaux berlinois deux cambriolages. Il a en effet pendant cinq ans réuni 180 heures d’interviews des proches, des collaborateurs et des hommes politiques liés à l’oligarque russe Mikhaïl Khodorkovski, incarcéré depuis 2003. Ce film brosse un portrait de Khodorkovski et dévoile l’envers du décors de cette Russie officieuse. Une version de son travail avait été envoyée heureusement avant au festival, mais beaucoup de ses interlocuteurs ayant témoignés dans le film ont rénoncé à effectuer le voyage pour Berlin. La Berlinale alors que l’Iran semble occuper tous les esprits, a préféré garder le silence sur ce sujet, sujet présentant pourtant quelques similarités avec l’affaire  » Panahi ».

Double discours ? Manque de cohérence ?

La Berlinale néanmoins propose une nouvelle fois une programmation riche et variée avec toujours cette volonté implacable de rester proche de son public. Un demi-douzaine de petits cinémas de quartier sont impliqués sur un total de 21 salles liées au festival.

Les stars seront de la partie. Les frères Coen ont déjà foulé le tapis rouge pour présenter leur western True Grit lors de la cérémonie d’ouverture du festival jeudi dernier. Madonna est aussi annoncé , elle ferait la promotion de son prochain W.E. Cave of forgotten dreams, documentaire sur la grotte de chauvet  et le documentaire Pina, sur le travail de Pina Baush, de Wim Wenders sont présentés hors compétition. Côté français seul Michel Ocelot avec ses Contes de nuit, est en lice pour recevoir le précieux ours d’or et succéder à Polanski. Les femmes du 6e étage de Philippe le Guay est présenté hors compétition.


True Grit – Ethan & Joel Coen

La sélection des films ne peut donc que faire pâlir un cinéphile qui n’aurait pas eu la chance de se déplacer pour le festival ou de trouver des places pour les différentes séances.

Les films en compétition officielle :

The turin Horse de Béla Tarr            

Our Grand Despair de Seyfi Teoman

El premio de Paula Markovitch

Une séparation de Asghar Farhadi

Les contes de la Nuit de Michel Ocelot

Lipstikka de Jonathan Sagali

Margin Call de J.C Chando

Saranghanda, Sranghaji Anneunda de Lee Yoon-Ki

Schlafkrankheit de Ulrich Köhler

The Forgiveness of Blood de Joshua Marston

The Future de Miranda July

Un Mundo Misterioso de Rodrigo Moreno

V Subboto de Alexander Mindadze

Wer wenn nicht Wir de Andrea Veiel

Yelling to the Sky de Victoria Mahoney

 

Infos pratiques

Sexfriends: comédie cucul
Critique du jury jeune du  » prix du dialogue en perspective » de la Berlinale 2011
Coline Crance

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