Cinema
Battleship de Peter Berg, le film d’ouverture de la saison des blockbusters

Battleship de Peter Berg, le film d’ouverture de la saison des blockbusters

13 avril 2012 | PAR La Rédaction

C’est admis : le retour des beaux jours s’accompagne également du retour des blockbusters dans les salles obscures. Peter Berg (Hancock) s’associe au producteur et PDG Brian Goldner (Transformers, G.I Joe – L’éveil du Cobra) et propose une adaptation du jeu Battleship (connu en français sous le nom Touché-Coulé, si si!) ; nouvelle et -surtout- énième variation sur l’invasion extraterrestre.

Synopsis : Océan Pacifique… Au large d’Hawaï, l’US Navy déploie toute sa puissance. Mais bientôt, une forme étrange et menaçante émerge à la surface des eaux, suivie par des dizaines d’autres dotées d’une puissance de destruction inimaginable. Qui sont-ils ? Que faisaient-ils, cachés depuis si longtemps au fond de l’océan ? A bord de l’USS John Paul Jones, le jeune officier Hopper, l’Amiral Shane, le sous-officier Raikes vont découvrir que l’océan n’est pas toujours aussi pacifique qu’il y paraît. La bataille pour sauver notre planète débute en mer.

Le début du film commence avec un programme scientifique secret qui consiste à lancer à heure fixe dans l’espace des appels via un satellite ultra puissant, dans l’attente d’un possible contact avec des extraterrestres. Là est sans doute la seule idée du film qui mérite de s’arrêter deux secondes, pas plus : dans notre entreprise de conquête spatiale, nous cherchons absolument à rencontrer des êtres doués d’une intelligence, mais qu’adviendrait-il si ces êtres étaient belliqueux et beaucoup plus avancés au niveau technologique ?

Passée cette première idée (qui n’est pas nouvelle en soi), le film n’en a plus et devient un blockbuster conventionnel avec tous les poncifs du genre. D’une part, la propagande américaine déborde du début à la fin, l’ héroïsme du soldat, la valorisation des vétérans, l’amour de la patrie et de l’armée et -nouveauté- tout un discours sur l’armée américaine qui prend soin de ses blessés de guerre (l’enlisement afghan et irakien sont passés par là). Rarement un film aura semblé à ce point produit par l’U.S Navy et le Pentagone depuis Independance Day (Roland Emmerich, 1996). D’autre part, les personnages sont tous stéréotypés. Le principal interprété par Taylor Kitsch (ça ne s’invente pas), sorte de benêt sauvageon devient finalement un grand héros sauveur de la patrie grâce au sacrifice de son frère (Alexander Skarsgard) pour le sauver, qui devient ainsi un martyr. Celui de Brooklyn Decker, bimbo blonde fiancée au héros, rappelle qu’à tout bon soldat correspond une femme, qui l’attend au domicile ; les muscles c’est bien mais l’amour d’une femme vaut aussi bien que l’amour de sa patrie.

La mise en scène essaie de pallier un des problèmes inhérents aux bateaux : leur lenteur. En effet, difficile de faire de multiples cascades avec des cuirassés de plusieurs milliers de tonnes, lorsqu’un bateau fait marche arrière, ça prend du temps. Ainsi par des effets de montage incessant, elle essaie de nous donner une idée de la vitesse et de la profusion des actions. Chose intéressante : le film est dit de “destruction massive” or ayant lieu en pleine mer il n’y a aucun vestige de cette destruction, aucun immeuble ne peut prendre feu, exit donc les images apocalyptiques ; ici lorsqu’un bateau est touché, il coule et disparaît à jamais ; l’action a donc lieu dans un véritable no man’s land d’un bleu profond, où l’océan a des allures de sables mouvants.

On rigole, souvent, mais malheureusement on doute que ça soit fait exprès par la production (mention spéciale à la scène des vétérans qui reviennent au combat). Malgré tout, si l’on regarde Battleship au deuxième degré, on peut prendre un certain plaisir à assister à cette avalanche d’effets spéciaux assez bien réussis et d’actions plutôt bien rythmées. Un film à voir, pour le plaisir, pour s’aérer l’esprit ; ne pas chercher plus cela ne servirait à rien.

Il faut bien évidemment noter que la belle Rihanna fait ses débuts sur grand écran avec le rôle d’un garçon manqué digne de ceux de Michelle Rodriguez.

Kylhian Hildebert

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La Rédaction

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