Cinema

Arras Film Festival Jour 4 : The Father sacré par le jury

Arras Film Festival Jour 4 : The Father sacré par le jury

18 novembre 2019 | PAR Hugo Saadi

Il est temps de clôturer cette 20ème édition du Arras Film Festival avec l’annonce du palmarès. Mais avant cela, retour sur la 4ème et dernière journée avec deux films en compétition européenne. Et notre première déception. Report. 

Avant de souffler définitivement les 20 bougies du Arras Film Festival, à 11h30 nous avons découvert Free Country de Christian Alvart. Le réalisateur allemand s’est beaucoup inspiré du film espagnol La Isla Minima, à un point qu’on peut presque parler de remake. Si bien évidemment la trame est similaire, le réalisateur a troqué la chaleur de l’Espagne pour le froid glacial d’une Allemagne post réunification. On suit les pérégrinations d’un duo d’enquêteurs dépêchés pour retrouver deux adolescentes dans une ville où les effets du régime est-allemand continuent d’opérer. Le matériel initial était un excellent polar, on retrouve la même recette ici qui fait qu’on suit et s’accroche rapidement à l’enquête. Révélations au compte goute, duo d’acteur parfait couplés à des paysages magnifiques, une ambiance froide et des secrets du passé qui se resurgissent et nous voilà avec l’essentiel pour passer 2h10 tenu en haleine. Dommage au final que Free Country, soit trop proche de l’original pour prendre sa propre voie.  

Puis à 16h30, c’est au tour de Disco. Et il aura donc fallu attendre le dernier film de la compétition pour avoir affaire à notre première déception. Si jusqu’alors le niveau des films était globalement bon, on n’est pas du tout rentré dans le film de la Norvégienne Jorunn Myklebust Syversen. Le postulat de départ nous séduisait pourtant : une jeune femme de 19 ans championne du monde de danse disco en proie aux doutes, se tourne vers une église évangélique encore plus stricte et conservatrice que la sienne. Mais il fallait plus que cet amour pour le Christ pour nous tenir intrigué. Le fanatisme est bien présent, mais le film souffre de longueurs sans nom. Si l’immersion au sein de cette église semblait intrigante, l’ennui pointe rapidement son nez et l’on se désintéresse totalement de la trame scénaristique. Cliché et lourd, Disco rate complètement la marche. 

Enfin, le palmarès a été dévoilé et c’est le film The Father qui repart avec pas moins de 3 récompenses ! 

Prix Atlas Jury présidé par Thierry Klifa (réalisateur, France), entouré de Cédric Anger (réalisateur, scénariste et critique, France), Déborah François (actrice, France), Guillaume Gouix (acteur, France) et Joséphine Japy (actrice, France)

  • Atlas d’or / Grand prix du jury  décerné à THE FATHER (Bashtata) de Kristina Grozeva et Petar Valchanov (Bulgarie / Grèce) 
  • Atlas d’argent / Prix de la mise en scène décerné à LET THERE BE LIGHT (Nech je svetlo) de Marko Skop (Slovaquie)
  • Prix SFCC de la critique décerné à THE FATHER (Bashtata) de Kristina Grozeva et Petar Valchanov (Bulgarie / Grèce)
  • Prix du public décerné à DAPHNE de Federico Bondi (Italie)
  • Prix Regards jeunes décerné à THE FATHER (Bashtata) de Kristina Grozeva et Petar Valchanov (Bulgarie / Grèce)
Agenda classique et lyrique de la semaine du 18 novembre 2019
Soirée anniversaire pour l’Orchestre de Montpellier
Hugo Saadi

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