Cinema
Annecy 2020 : la sélection de courts du jour

Annecy 2020 : la sélection de courts du jour

17 juin 2020 | PAR Lou Baudillon

En ce nouveau  jour du festival international d’animation d’Annecy, Toute la Culture vous a préparé une sélection de court-métrages issus de la programmation officielle.

 

Le passant de Pieter Coudyzer (Belgique)

De la tendresse du premier amour à la fatalité de l’accident mortel, de la matinée ensoleillée à la pluie du soir, Le passant de Pieter Coudyzer nous entraine dans la journée de deux jeunes garçon dont les destins se croisent sans se rencontrer. Le film est exécuté par des découpages flous et énergiques qui semblent bercés de lumière automnale. Il semble regarder par l’originalité d’un travelling latéral la vie qui se déroule d’un coté à l’autre d’une même rue. Le mouvement seul des vélos des deux garçons permet de rendre compte de ce qu’il se passe alors et de faire peser la lourde scène qui se dévoile au fil des minutes.

Beyond Noh de Patrick Smith et Kaori Ishida (États-Unis)

Beyond Noh invite à entrer dans une danse vibrante exécutée par une succession de masques. Du masque Noh traditionnel japonais, le film explore la multiplicité des formes du masque dans le monde. Sur fond noir, les figures de masques s’enchainent dans l’énergie musicale et les couleurs qui les font. Un trésor hypnotique et visuel dont l’animation transperce par son efficacité.

The town de Yifan Bao (Chine)

Dans une Chine vieille et futuriste à la fois, The Town dépeint une société grise et triste où chacun aspire à remodeler son visage pour avoir accès à la vie rêvée. Pour cela, des masques sont exécutés afin que tout le monde puisse bénéficier d’un visage uniforme et souriant, dont l’aspect rappelle la tradition chinoise. Sur fond de vision d’angoisse, le film est une critique acerbe d’une société asiatique où l’apparence est privilégiée sur les sentiments et la personnalité. L’uniformité sociale et le façonnage des consciences se trouvent signifiées par l’objet du masque qui recouvre le visage comme l’individualisme. Peu à peu, le destin cruel des protagonistes de l’histoire nous invite à repenser la pensée unique et la violence du rejet de la différence, mettant en lumière le poids de la pression sociale de laquelle ils ne peuvent s’acquitter : le passé familial, le mariage ou le travail … 

Visuels : ©Festival international d’animation d’Annecy

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Lou Baudillon

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