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Agenda cinéma de la semaine du 14 novembre 2022

Agenda cinéma de la semaine du 14 novembre 2022

16 novembre 2022 | PAR Mai Linh Tang Stievenard

Entre l’ouverture du Festival du film franco-arabe, la sortie du film de Gad Elmaleh et les reprises de Francesco Rosi, on vous dit tout dans l’agenda cinéma de cette semaine.

Reste un peu, le nouveau film de Gad Elmaleh enfin en salle

Élu pour faire l’ouverture du Festival du film de Sarlat, Gad Elmaleh a initié l’événement avec la projection de son film Reste un peu, sorti en salle aujourd’hui. Il y interprète son propre rôle dans un film d’une grande sensibilité sur la famille, la liberté et la spiritualité. Après trois ans à vivre l’American Dream, Gad rentre à Paris pour retrouver une femme… la Vierge Marie. Souhaitant se convertir au catholicisme, Gad entreprend un véritable chemin de foi, au grand désarroi de ses parents qui font tout pour le ramener à sa judéité. Le film s’érige comme une tendre injonction à rester un peu dans sa famille mais aussi dans sa religion. Entre ses doutes existentiels et son coup de foudre pour la Vierge Marie dans une église de Casablanca lorsqu’il était enfant, Gad exprime ses questionnements sur ses aspirations spirituelles et le conflit avec les valeurs familiales. Un film à ne pas manquer.

Les Amandiers, un film de Valeria Bruni-Tedeschi

Cette comédie dramatique est une mise en abyme cinématographique. À la fin des années 1980, Stella, Étienne et Adèle, vingt ans, tentent le concours d’entrée de la prestigieuse école de théâtre des Amandiers de Nanterre créée par Patrice Chéreau et Pierre Romans. Propulsés sur le devant de la scène, les trois amis vont vivre le tournant de leur vie. Entre passion, jeu et amour, les comédiens vont également être au cœur de tragédies et de drames, non seulement sur les planches mais aussi hors de la scène.  

Francesco Rosi est de retour sur le grand écran

Le grand maître du film-dossier revient en salle avec ses films emblématiques Main basse sur la ville et Cadavres exquis.
Le cinéaste napolitain y aborde la question de la corruption en Italie.

Main basse sur la ville (1963) révèle les escroqueries et pots-de-vin liés au boom économique. L’acteur américain Rod Steiger, vedette du film, campe un entrepreneur immobilier véreux nommé Nottola. Lors de la démolition d’un immeuble vétuste du vieux Naples dans le cadre de programmes fonciers et immobiliers, il cause accidentellement la destruction d’un immeuble adjacent et la mort d’un enfant. Les polémiques affluent tandis que l’accident s’enlise et que les stratégies électorales s’affinent. Une commission d’enquête est nommée pour tenter d’élucider les agissements du pouvoir en matière d’immobilier. Le film se présente comme une plongée dans les tréfonds et les manigances de la gestion d’une ville italienne sous l’impulsion de la municipalité de droite.

Le film Cadavres exquis (1976) met en scène l’acteur italien Lino Ventura qui interprète le rôle de l’inspecteur Rogas, chargé d’enquêter sur une série de meurtres de magistrats. Croyant encore au système judiciaire napolitain, l’inspecteur se heurte progressivement à la corruption et au machiavélisme qui gangrènent toute l’Italie.

11e édition du Festival du film franco-arabe

Préparez-vous pour la 11e édition du Festival du film franco-arabe qui se tiendra du 18 novembre au 1er décembre au Cinéma le Trianon. Organisé par la Direction des Affaires culturelles de la ville de Noisy-le-Sec, ce festival accueillera comme chaque année son parrain d’honneur, le cinéaste Costa-Gravas, ainsi que la réalisatrice Erige Sehiri comme marraine de l’édition 2022. Né d’une volonté de créer un pont culturel entre les deux rives de la Méditerranée, le Festival du film franco-arabe constitue une véritable immersion cinématographique. Chaque édition permet de comprendre et d’échanger sur les productions cinématographiques franco-arabes en faisant fi des préjugés et stéréotypes médiatiques. Cette édition sera également l’occasion de célébrer le 60e anniversaire de l’Indépendance de l’Algérie.

Plus d’informations ici

Visuel : © Affiche du film Reste un peu

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Mai Linh Tang Stievenard

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